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| Les Echos de la RTC n° 17 - Avril 2010 | Le billet
Allons-y pour une petite leçon d’histoire. Jean-François de Galoup, comte de La Pérouse, né en Albigeois en 1771, était officier de marine et explorateur. Parti pour une très longue expédition autour du monde à la demande de Louis XVI, il a disparu en mer avec ses deux navires, lors d’un naufrage aux îles Salomon en 1788.
Coïncidence de l’actualité internationale et départementale, on reparle de La Pérouse ici et maintenant. On le lira ci-dessous, l’amiral François Bellec évoquera cette aventure maritime liée à la RTC, lors de sa conférence publique de mercredi 28 avril 2010 à l’Oisellerie de la Couronne.
Vient s’ajouter à cette actualité érudite l’éclosion d’une nouvelle qui a fait le tour du globe via internet et divers médias. De récentes fouilles archéologiques menées sur une des épaves immergées ont permis de remonter à la surface de nombreux objets. On se frotte les yeux ! Parmi eux des graines de banksia, collectées il y a deux siècles par le naturaliste du bord de ce bateau « La Boussole ».
Après avoir séjourné 220 ans dans l’épave, puis avoir été conservées à Nouméa, ces graines d’arbuste ont gagné Brest. Le conservatoire botanique va tenter de les faire germer après ces deux siècles dans l’eau maritime. Il s’agit d’une aventure extraordinaire que, peut-être, l’amiral François Bellec évoquera lors de sa conférence, dédiée en premier lieu à la RTC et aux expéditions maritimes lointaines.
Conférence de François Bellec : La RTC et le voyage de La Pérouse
Ce mercredi 28 avril, à partir de 18 h, dans l’amphithéâtre du lycée agricole de l’Oisellerie à la Couronne, François Bellec de l’académie de marine évoquera lors d’une conférence publique organisée par le CDDP et la RTC l’expédition La Pérouse. Les deux navires, la Boussole et l’Astrobale, partis pour une mission scientifique autour du monde se perdirent en 1788 sur les récifs de l’archipel des Salomon à Vanikoro. François Bellec fera le point des dernières recherches auxquelles il a lui-même participé. Certains vestiges retrouvés constituent des souvenirs émouvants de la Route des Tonneaux et des Canons. François Bellec a bien voulu répondre à quelques questions que nous lui avons posées avant sa venue en Charente.
Comment avez-vous découvert ce mystère La Pérouse qui enflamme toujours les esprits curieux ?
Personnellement je suis allé à Vanikoro, dans l’archipel des Salomon lorsque je commandais un bateau de la marine nationale, j’étais jeune officier, j’ai eu connaissance comme beaucoup de monde du naufrage des deux bateaux, l’Astrobale et La Boussole, qui constituaient l’expédition scientifique de La Pérouse en 1785. Mais je ne me suis pas attardé sur ce sujet à l époque. Pour le bicentenaire je me suis ré-intéressé à l’expédition. J’ai alors fait ma première grande exposition au Musée de la marine à Paris et mon premier bouquin sur La Pérouse.
Depuis avez-vous participé à de nouvelles recherches sur site ?
Oui, en 2005 et en 2008 j’ai obtenu le concours de la marine nationale qui a affecté un bateau de débarquement à de nouvelles missions. Nous avons remonté des canons, des ancres de marine et divers objets de navigation. Tout ceci est en dépôt à Nouméa, où un site spécialisé dans l’archéologie marine est très bien équipé pour les expertises.
Mais quel est le rapport entre ces objets et la RTC ?
Les deux bateaux qui sont partis de Brest ont d’abord été adaptés pour cette mission à Rochefort. Et l’on sait que les canons, mais aussi des tonneaux chargés de divers produits arrivaient de l’arrière pays, Périgord-Limousin, Angoumois par la voie fluviale. Maintenant je pense aussi que les canons retrouvés doivent faire l’objet d’un travail de recherche d’identification aux archives de la marine de Rochefort.
Jalonnement RTC : deux nouvelles plaques
En provenance de la mairie de Ruelle et de DCNS, la nouvelle est tombée ces derniers jours : une plaque de jalonnement RTC sera posée le 19 juin 2010, à 17 heures, devant la porte d’honneur de DCNS, nouvelle appellation de DCN Ruelle, autrefois dénommée « La Fonderie », ceci bien entendu en présence de la municipalité, de la direction de l’établissement constructions navales et de notre association.
Petite piqûre de rappel pour ceux de nos lecteurs pas trop au courant du jalonnement de la RTC. Depuis maintenant deux ans, notre association, aura en partenariat avec les départements concernés (Dordogne, Charente et Charente-Maritime) mis en place des plaques dédiées à cet itinéraire du 17 siècle. Elles rappellent des faits et dates concernant les lieux sur lesquels elles sont apposées. Sur une vingtaine de sites répertoriés, neuf ont été jalonnés. Le dernier en date étant celui de Fouras où une plaque mémoire a été posée le dimanche 4 avril 2010 à l’occasion des fêtes marines. Avant celle de Ruelle, la dixième plaque sera posée à Sers le 13 juin prochain.
Expo au CDDP : les plus et les moins
Nous avons fait un point de fréquentation la semaine dernière concernant l’exposition « De la forêt à l’océan, la route des Tonneaux et des canons », installée au centre départemental de documentation pédagogique de la Charente à la Couronne. Elle est ouverte depuis le 1 er mars et sera visible jusqu’au 28 mai 2010.
Au niveau des visites scolaires une centaine de classes sont venues ou vont venir, soit environ 2000 élèves de Charente, voire de Dordogne et Charente-Maritime. Par contre, indique Alix Dulac, chargée de communication au CDDP « il y a un déficit des centres sociaux qui ne viennent pas durant les vacances scolaires. Le niveau de l’exposition dépasse la capacité d’approche pour les petits âgés de 3 à 6 ans ». En revanche, nous dit-on « d’un autre côté nous recevons pour la première fois des adultes passionnés pour l’histoire locale et en particulier les gabarres ». Les visites familiales des week-ends, mercredis et jours fériés sont estimées « en baisse au niveau de la fréquentation ». (14 h30-18h). Tarif unique à 2,50 euros, gratuit pour les moins de 3 ans.
Jean Lastère en vedette
Ce n’est pas de la BD, ce n’est pas de l’histoire vraie de vraie, c’est un conte illustré que l’auteur de ces lignes a pris en main le 23 avril dernier, jour de sa première vente dédicacée au public. Il s’agit de l’ouvrage consacré à Jean Lastère, né de l’imagination d’Annie Marais, ancienne directrice du CDDP de la Charente.
De fait, l’itinéraire de ce garçon issu des confins du Massif Central est atypique, puisqu’il réussira à embarquer sur l’Hermione et vivra près de La Fayette qui le conduira en Amérique. Ce livre, illustré par Patrick Bonot, s’inscrit dans le droit fil de l’exposition dédiée à la Route des Tonneaux et des Canons au château de l’Oisellerie à la Couronne. L’ouvrage aux illustrations parlantes est très aéré dans le texte. Il permet aux enfants et aux pédagogues d’appréhender cette période historique sous différents angles démonstratifs.
En vente au CDDP, château de l’Oisellerie à la Couronne, 15 € .
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Rédaction : Bernard Michaud
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| Les Echos de la RTC n° 16 - Avril 2010 | Le billet.
Tout le monde connaît les gémissements venus du monde associatif : « ma pauv’ dame, on ne trouve plus de vrais bénévoles. De nos jours c’est du chacun pour soi, les gens ne veulent plus donner de leur temps… » et patati et patata !
Ouais, mais comme nous, à la RTC on n’est pas formaté style chialeurs, il se trouve qu’on a du positif. N’en déplaise aux boulimiques du kleenex. A preuve : voici une équipe et un lieu fourni. Idéal pour évoquer du bénévolat pas mou du genou. L’affaire se passe pendant la campagne des sondages de trois ferriers et des charbonnières en forêt de la Braconne, durant les périodes du 8 au 12 février et du 5 au 6 mars 2010. Du boulot en collaboration entre la RTC, le CPIE Périgord-Limousin, l’université de Limoge, l’ONF etc. …
Bref, ça caillait un max avec un thermomètre chaussé de bas de laine et entouré d’un cache-nez. Que croyez-vous ? Les Serge Baron, Jean-Pierre Chagnaud, Jean-François Redon, Francis Léonard étaient là. Un bénévole chasse l’autre lorsque « Jean-Louis Delage, disent haut et fort les stagiaires universitaires et autres copains de l’équipe nous a trouvé le gîte et le couvert. Il nous a aussi grandement aidé lors des travaux pénibles de la fouille. » Reconnaissance des étudiants et admiration des spécialistes pour nos bénévoles.
Qui dit mieux ? Durant cette période de froidure, la collaboration entre RTC et scientifiques a permis de trouver « quelques trésors » lors des fouilles : tuiles anciennes, ringards, minéraux de fer, tessons du moyen-âge (semble-t-il) et autres fragments exploitables.
Alors, pour les bénévoles nous on dit : chapeau !
Bonne pioche en Charente-Maritime
On peut légitimement considérer que le groupe de recherche n° 2 « La RTC et le fleuve Charente » vient de faire deux petits en ce printemps. Un sous-groupe créé à Rochefort et un autre à Tonnay-Charente. Ceci est le fruit d’une réflexion interne à notre association depuis 2008, ce qui s’est concrétisé par deux réunions, ce mercredi 24 mars 2010. L’équipe partie de la Charente pour la journée se composait de Jean-Pierre Réal, Serge Baron, Jean-Pierre Chagnaud, Claude Bouyer et Bernard Michaud.
Première rencontre au service historique de la défense à Rochefort avec le directeur Alain Morgat, Marc Fardet, délégué du SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France), Françoise Bonnin (club d’histoire de Tonnay-Charente) et en présence de nos amis locaux, le vice-président Antoine Capelle et Marie-Claude Berteaux.
Serge Baron et Jean-Pierre Réal sauront convaincre nos interlocuteurs en évoquant la nécessité de coupler le travail des bénévoles avec celui des universitaires intéressés (exemple en forêt de la Braconne). Un noyau dur constitué autour de nos hôtes Rochefortais va probablement cibler ses premières recherches sur les 124 canons d’amarrage implantés entre Rochefort et Port-Des-Barques. Il est aussi question de répertorier les anciens inscrits maritimes sur le fond fabuleux du service historique de la défense, entre autres sources…
Autre cible, les 37 canons entreposés dans une sorte de « déchetterie » et qui appartiennent à la municipalité de Rochefort. Où ont-ils été fabriqués, quand, pourquoi sont-ils là ? Autant de thématiques en chantier. La RTC aimeraient en récupérer quelques-uns pour les réimplanter sur les sites d’anciennes Forges. Tout cela est lié à l’avancement des recherches que veulent entreprendre nos amis maritimes.
Les Rochefortais, tout autant que ceux du groupe d’histoire de Tonnay-Charente rencontrés l’après-midi ont bien compris qu’on ne joue pas chacun dans son coin, mais que le but est de réunir et partager des informations depuis les hautes-vallées de la Charente, en passant par l’histoire du fleuve et des ports de commerce pour Tonnay-Charente et de guerre concernant Rochefort. A Tonnay-Charente, le sous-groupe de recherche est tout trouvé puisque le club d’histoire de cette ville a donné son accord pour travailler de concert avec la RTC. Il est animé par Françoise Bonnin, Françoise Stroh et Michel Favre. Ce club qui compte 33 membres va plancher sur la façon d’inscrire matériellement l’histoire de son port dans notre valise pédagogique et va initier des travaux sur la période des XVII et XVIII siècles qui sont des périodes de référence.
« Mais attention, ont répété Serge Baron et Jean-Pierre Réal, rien ne figurera sur notre site RTC, sans validation d’expertise historique. »
Un déjeuner commun a réuni tout ce monde passionné d’histoire au restaurant « Les Longitudes », situé dans l’enceinte de la Corderie Royale. Comme dirait l’autre, voici une journée globalement positive.
Expo RTC : revue de presse
La collaboration entre le centre de documentation pédagogique (CDDP) de la Charente, implanté au château de l’Oisellerie à la Couronne et la RTC connaît un véritable succès. Ceci à l’occasion de l’exposition réalisée par le CDDP dans les salles voûtées du château et titrée « De la forêt à l’océan, la route des Tonneaux et des Canons. »
Dès l’inauguration début mars dernier, le quotidien « Sud Ouest » écrivait « de salle en salle, on est immergé dans l’atmosphère de l’époque, aux côtés des maîtres de forges, des tonneliers ou des marins dans les tavernes de Port L’Houmeau. »
De son côté « Charente Libre » note « des reconstitutions fidèles, un tapis sonore de qualité pour plonger le visiteur dans l’ambiance des lieux. » Le journal charentais précise « qu’une série de cinq salles à thème attend les visiteurs qui y retrouveront les thématiques de l’eau, du feu, de la terre en rapport avec cette route qui a fait de la Charente une des autoroutes du XVII siècle. »
« Sud Ouest » nous apprend aussi que « Michel Boutant, président du Conseil Général de la Charente, n’a pas hésité à reprendre en chœur les refrains chantés par les Vents Marines de Rochefort, dont l’hymne de l’Hermione. » C’est dire l’encouragement !
L’expo est ouverte les mercredis après-midi et le week-end au grand public. Tarif : 2,50 euros.
Vogue « La Bélandre »
Trois coups de canons signés RTC, roulements de tambours et feux de Bengale, ce début mars à Port L’Houmeau, on saluait l’arrivée du bateau-restaurant « la Bélandre » en présence du tout Angoulême. Notre président a remis le pavillon et une plaque RTC à fixer sur la passerelle du bateau. Comme il se doit, le toast du canonnier a été porté haut et fort. A cette occasion, « Sud Ouest » nous apprend que Philippe Lavaud, maire d’ Angoulême, « travaille avec les maires de Cognac, Saintes et Rochefort à un projet touristique de grande ampleur, dont le fil conducteur serait le fleuve. »
Une plaque à Fouras
A l’occasion des fêtes marines des 3, 4 et 5 avril 2010, la RTC, les élus locaux et des personnalités de la Marine Nationale procéderont à la pose de la 9ème plaque de jalonnement de notre association le dimanche 04 avril. Le cortège, complété par les Reconstitutants, partira de la mairie à 11 h et se dirigera vers le Port Sud.
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Rédaction : Bernard Michaud
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| Les Echos n° 15 - Février 2010 | Un bouillonnement créatif
La RTC, en ce moment, fait penser à une ruche.
D’abord, il y a l’expo à peaufiner. Ce sont les derniers coups de ciseaux fébriles, les ultimes finitions qui agitent les pros de la scénographie au château de l’oisellerie. Le président Jean-Pierre Réal en contact permanent avec Jean-Pierre Sardin, directeur du CDDP, ne laisse rien au hasard : « l’important, c’est la pédagogie. » Cela va de soi lorsqu’on sait que des milliers d’élèves vont défiler pendant trois mois avec leurs enseignants (ou en famille) dans les entrailles de ce château.
Du côté de la Braconne, notre association remonte le temps jusqu’aux bas-fourneaux antiques. Ceci avec les archéologues du Géolab de l’université de Limoges et y compris lorsque le thermomètre vire sa cuti version sibérienne.
Nous nous intéressons également aux travaux en cours sur le pont transbordeur de Rochefort. Nos amis, membres fondateurs de la RTC de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) sont aussi et c’est le cas de le dire, sur le pont pour la durée des travaux.
Et il y a encore d’autres choses à lire. Mais on ne va pas tout vous dire d’emblée !
L’expo annonce le printemps
Château del’Oisellerie à la Couronne : nous étions à J moins 8 lors de cette visite en avant première de l’expo dédiée à la RTC. On ferme les yeux un instant en pénétrant dans la première salle voûtée. Top : retour à l’an 1780 sur les quais de Rochefort. Il reste des finitions à boucler, mais l’essentiel est en place. Ambiance marine, lumières aux différents coloris. L’Hermione est derrière nous , prête à partir pour l’Amérique sous le commandement de La Fayette.
Jean Lastère, personnage imaginaire, a réussi à trouver un travail à bord de la frégate. Mais avant d’arriver à Boston, il en a parcouru des chemins : celui de la route des tonneaux et des canons qui part des environs de Varaignes (24) et poursuit son tracé terrestre jusqu’à port L’Houmeau (une salle est dédiée à ce quartier stratégique d’Angoulême). Sous d’autres voûtes la scénographie reproduit la vie des charbonniers en forêt de la Braconne. Ailleurs on explique le fonctionnement des écluses, partout des vidéos et autres espaces ludiques alimentent la pédagogie. Une multitude d’objets d’époque sensibilise le visiteur à la métallurgie, à la batellerie fluviale, à tous les métiers rencontrés sur ce parcours historique. Au final de ce périple dépaysant et formateur, bien des visiteurs renoueront, peut être, avec quelques fragments de leur propre histoire familiale.
L’expo est ouverte du 1er mars au 28mai 2010.
Les mercredis, week-end, jours fériés, vacances scolaires, de 14h 30 à 18 h 00.
Tarif unique : 2,50 €, gratuit pour les moins de 3 ans.
Lifting pour le transbordeur
Rochefort. « Notre association, la société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France(SPPEF), membre fondateur de la RTC, a joué le rôle de fer de lance pour la remise en route du pont transbordeur, classé depuis 1976 au titre des monuments historiques », confie le délégué pour la Charente Maritime Marc Fardet. Lui et les siens se sont battus pour sensibiliser le public, les élus et l’Etat sachant que cette construction métallique date de 1898 et qu’elle est unique en France. Un chantier de restauration est en cours jusqu’en juin 2010 pour remplacer des éléments de la charpente un tantinet usés par l’air marin. Ces éléments à traiter se situent au sommet de l’ouvrage, soit à 66 mètres de haut. Il existe sept autres transbordeurs dans le monde et, ajoute Henri Sanna, maire d’Echillais élu de la communauté d’agglomération : « Nous avons la volonté d’obtenir un classement au patrimoine mondial de l’Unesco ».
Sondages et prospections en Braconne
Après les hauts fourneaux des forges-fonderies à canons, la RTC et le CPIE Périgord-Limousin remontent le temps jusqu’aux bas fourneaux antiques. Ceci avec les archéologues du Géolab de l’université de Limoges et avec l’accord de l’ONF. Ainsi, du 8 au 12 février 2010 s’est déroulée la première campagne de sondages en forêt de Braconne. Sous la direction scientifique de Itxaso Euba-Rementeria, post doctorante au Géolab, l’objectif était de plusieurs ordres :
Sonder trois ferriers, poursuivre les prospections des charbonnières ainsi que les sites antiques et médiévaux. Itxaso travaillait avec Graziella Rassat en master « archéologie » à Poitiers et géo-réferencer des charbonnières. L’équipe était accompagnée par des membres du groupe de recherche RTC des hautes vallées du bassin Charente. Dans ce froid sibérien, dix sept charbonnières sont géo-réferencées. Des tessons de poterie, des morceaux de parois de fours et de tuyère ont été mis à jour. Il va falloir maintenant passer cela au crible de l’analyse scientifique.
Conférence de François Bellec
Ceux qui ont lu l’ouvrage de qualité titré « Arsenaux de marine en France » savent qu’il a été réalisé par François Bellec, de l’Académie de marine, avec le concours de Jean-Pierre Réal, alors chargé de missions patrimoines des arsenaux DCNS. C’est à la demande de ce dernier que François Bellec donnera une conférence dans l’amphithéâtre de l’Oisellerie à la Couronne le 28 avril prochain à 18 h.
Le thème de la soirée, ouverte au public, sera « Quand la RTC contribuait aux explorations des Lumières ».
De Lapérouse à La Fayette, l’orateur évoquera les grandes expéditions maritimes entreprises par la « Royale » de cette époque.
Rédaction : Bernard Michaud
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| Les Echos n° 14 - Janvier 2010 |
Le mot du Président : Sept ans déjà !
Sept, c'est un chiffre qui nous interpelle : sept pêchés capitaux, sept ans pour régénérer les cellules du corps, il y a aussi les sept nains et... c'est assez !
En 2003, nous étions une bande de fous, il y avait tout de même pas mal d'esprits éclairés dans la tribu - qui comptait les piliers de la RTC que sont Jean Louis Delage, Auguste Templier, le gabarrier Jean Jacques Delage, les copains de la Dordogne et ceux de Rochefort, l'équipe de l'Hermione, de la Corderie Royale et les dix membres fondateurs (ces fameux dix membres sont répartis entre le 24,16 et 17). Nous avions en tête de créer quelque chose d'historique et patrimonial qui traverse trois départements. En fait, nous n'avons rien inventé, notre guide c'est l'histoire et chacun a apporté sa « folie ». Depuis sept ans, notre initiative s'est épaissie avec de nouvelles structures, telles que le CDDP de la Charente. Nous sommes désormais connus et même reconnus par les institutions et les élus locaux.
Aujourd'hui, nous avons des projets plein les boîtes, un site internet qui fonctionne bien et une centaine d'adhérents. In fine, je crois toujours, comme à nos débuts, que nous sommes des gens sérieux, qui ne se prennent pas au sérieux.
Jean-Pierre Real
Des projets pour 2010
Avec un peu d'avance sur les débats qui animeront l'assemblée générale du 6 février à Ruelle, le Président de la RTC évoque les moments importants de l'agenda pour l'année à venir.
- Qu'y a-t-il dans les tuyaux en ce début d'année?
J.P. Réal . En 2010 il y aura continuité pour la mise en place de plaques de jalonnement dans les trois départements : Dordogne, Charente, Charente maritime. Disons que c'est notre fil rouge qui se poursuivra au-delà de cette année.
L'événementiel, c'est l'exposition dédiée à la RTC de mars à mai au centre départemental de documentation pédagogique (CDDP) de la Charente , au château de l'Oisellerie à La Couronne. Au delà de cette information déjà connue, la nouveauté c'est que nous allons produire un conte illustré autour du personnage central et imaginaire de cette expo : Jean Lastère. Le scénario est écrit par Annie Marais (ex directrice du CDDP), les images seront réalisées par les illustrateurs du CDDP. Ce sera un ouvrage de 90 pages environ et un outil pédagogique. Il sera présenté et mis en vente au moment de l'exposition.
Porche d’Entrée du Château de l’Oisellerie
J'ajoute que durant les trois mois que durera cette exposition, des élèves seront attendus pour la visiter depuis les trois départements concernés par la RTC.
- En septembre dernier la presse avait repris l'annonce d'une grande animation à Brouage (17), avec la RTC. Qu'en est-il ?
J.P.R. C'est exact. La municipalité de Brouage cherchait alors à créer une animation avec la RTC, la Route du sel et la Compagnie de fort Brouage. Cette dernière association qui cultive le patrimoine des XVII et XVIII siècles est très liée à notre activité depuis les débuts en 2003. Reste que depuis la proposition initiale, nous n'avons plus de nouvelles concrètes. Pour 2010, il ne faut pas y compter, mais il y a d'autres fers au feu.
- Qu'est ce qui couve sous la cendre?
J.P.R. Il y a l'idée de réaliser une charbonnière à la Maison Forestière du Gros Fayant, à la forêt de la Braconne. Ceci en partenariat avec l'ONF, la Cdc Braconne-Charente et l'association Rouler à Cheval. Dans cette forêt où nous effectuons des recherches (avec autorisation), il y avait dans le passé des minières, des ferriers (transformation de fer) et ces fameuses charbonnières qui produisaient du charbon de bois destiné au chauffage ou à la métallurgie.
- Qui travaille sur ce sujet à la RTC ?
J.P.R. Nos amis des groupes de recherches en liaison depuis des mois avec des universitaires de Limoges, de vrais historiens et scientifiques. Ce que nous espérons en organisant une animation d'une semaine en septembre 2010, c'est de vulgariser cette science auprès du grand public. Avec un aspect ludique et des balades découvertes sur le site. Tout cela va être présenté et débattu à l'assemblée générale.
Champlain nous est conté
Samedi 16 janvier dernier, au château de Barbezieux, la société archéologique invitait Jean Vincent Coussié, ingénieur et passionné d'histoire, pour brosser le portrait du saintongeais fondateur du Québec.
Samuel Champlain, né « vers 1567 » à Brouage, fils de marin « a non seulement fondé la ville de Québec, il ya quatre siècles, mais il a aussi exploré ce nouveau continent et découvert en particulier les grands lacs. » Il se fit nous dit Jean Vincent Coussié « des amis chez certaines tribus indiennes bien qu'il eût guerroyé contre les sanguinaires iroquois. »
Samuel Champlain a traversé une vingtaine de fois l'océan Atlantique, mais c'est à sa deuxième traversée, en 1603, qu'il est arrivé au Canada. « A travers les siècles, les québécois n'ont pas oublié leur lointaine origine, assure Jean Vincent Coussié. Ils affichent leur fierté d'être restés fidèles au souvenir de leurs ancêtres. » A l'aéroport de Québec, les annonces sont toujours effectuées en Français.
L'état soutient l'Hermione
Un article publié samedi 23 janvier dernier dans « Sud Ouest » annonce que « l'état apportera cette année un soutien financier à hauteur de 200 000 euros pour la reconstruction de l'Hermione. »
Le quotidien régional poursuit : « selon la direction de l'association Hermione -Lafayette à Rochefort, c'est le président de la République qui l'a annoncé lui-même, dans une lettre adressée à Erik Orsenna, président d'honneur et à Bénedict Donnelly, président de la dite association ».
Le chantier touche à sa fin et la frégate devrait naviguer en 2012. La mise à l'eau est prévue pour 2011. Le budget de 20 millions d'euros est pratiquement bouclé.
Association Hermione-La Fayette
Arsenal maritime - Place Amiral Dupont - BP 70 177 - 17 308 Rochefort
Tél : 05-46-82-07-07 - Fax : 05-46-82-07-17
Suivez l’aventure de l’Hermione sur : www.hermione.com
R A P P E L : samedi 06 février 2010
Assemblée Générale de la RTC | |
| Les Echos n° 13 - Décembre 2009 |
L’ édito d’ Hertécé : Bonnes fêtes, si possible ...
Pas facile d'échapper au cérémonial de la dégustation des huitres et du chapon. Le protocole de la bûche de Noël ne saurait souffrir le moindre manquement à la tradition. Et patati et patata... Les fêtes de fin d'année, rythmées au tambour de notre calendrier, font chauffer les cartes bleues et battre les cœurs des familles à l'unisson. Oui, mais … Il y a un mais ? Oui !
La roue de la vie, n'a cure des bougies et autres guirlandes. Elle avance parfois à pas cruels et vient porter de la souffrance dans les familles. Certaines des nôtres, à la RTC, n'échappent pas à cette triste loterie. En cette fin d'année 2009, nos pensées vont d'abord à ces amis qui avancent parfois sur le fil ténu de la fragilité physique. Autant nous aimons faire la fête ensemble, autant notre amitié se resserre lorsque la douleur vient frapper dans cette proximité.
Surtout, que toutes celles et ceux qui ont la chance de partager dans le bonheur ces jours de chaleur humaine en profitent bien. Bonnes fêtes, si possible à tous
L'expo de la RTC : un rêve d'enfant
Du 1er mars au 28 mai 2010, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique de la Charente (CDDP) proposera une exposition : « De la forêt à l’océan, la Route des Tonneaux et des Canons». Le synopsis nous transporte dans un rêve d'enfant, presque un conte de Noël: suivez le guide en avant première.
« Le 9 mars 1780, un quai est particulièrement animé sur le port de Rochefort : Jean Lastère, jeune charbonnier arrivé depuis peu des épaisses forêts périgourdines, observe les allées et venues sur l'Hermione. La frégate est prête pour l'appareillage, prévu le lendemain. Elle doit conduire le marquis de La Fayette jusqu'à Boston, auprès du général Washington. Jean s'est bien débrouillé : il a réussi à se faire embaucher, à bord, en qualité de marmiton. L'Amérique l'attend. Mais quel chemin pour en arriver là !
Il y a encore quelques années, Jean vivait au milieu des bûcherons, aux confins du Massif Central. Le hasard d'une rencontre le décide à quitter la misère quotidienne des forestiers et à suivre la route des tonneaux et des canons. Un long périple le conduira d'abord à Angoulême, puis le long de la Charente. Il croisera la route de tous ces paysans, artisans, industriels, commerçants, bateliers, qui animent villes et villages et modifient durablement le paysage pour répondre aux besoins toujours
croissants de l'Arsenal de Rochefort.
Cette exposition scénographiée illustre le cheminement et les nombreuses découvertes du jeune Jean Lastère. Les visiteurs sont accompagnés tout au long de ce parcours ludique par des animateurs. Un atelier Contes, intégré à la visite, complétera le dispositif d'accompagnement pédagogique spécifique à l'accueil des classes.
Cette exposition qui combine réel et imaginaire aborde les
piliers d'un concept moderne, le développement durable, par ses entrées sur la société, l'économie et l'environnement, au sein d'une trame historique encore vivace.»
Le repas des rouliers de la RTC :
Il y a un moment que l'idée germait. «Nous devrions rendre hommage aux rouliers, ils sont présents depuis le début, en 2003, et méritent la reconnaissance de la RTC », disait Auguste Templier lors d'une réunion de bureau l'automne dernier. L'affaire a fait « tilt » dans les crânes des responsables de notre association. Dans la foulée une « soirée remerciements de la Route 2009 » a été organisée le samedi 5 décembre dernier à la salle des fêtes de Roullet. Il y a eu du boulot pour l'intendance assurée par Danielle Canit ( vice-présidente RTC), Colette Le Pape (Rouler à Cheval), et bon nombre de bénévoles. Qu'on en juge: 35 mairies étaient invitées, ainsi que 42 rouliers (ceux qui conduisaient les chariots de marchandises), sans compter les animateurs du convoi et autres personnages costumés tels que les canonniers et participants de la compagnie de Brouage. Au total, ce sont 125 convives qui ont vécu une soirée mémorable.
Elle a permis de resserrer les liens entre la RTC et Rouler à Cheval pour son implication dans cette aventure.
Chose promise, chose faite: la confrérie des rouliers a sonné le premier ban de son existence, Patrick Le Pape en est le maître intronisé. Il est entouré des rouliers René Le Pape, André Pintaud et René Thoret.
Sous le GPS, l'histoire
Alain Vacheyrou, notre spécialiste GPS s'est chargé, avec passion des relevés physiques des sites remarquables de la RTC. Entre Dordogne, Charente et Charente Maritime, il va de soi. Au menu du travail effectué : Forge Neuve, la porte de la DCNS à Ruelle, les quais de Port L'Houmeau, et cela jusqu'à Rochefort et même l'île d'Aix. A ce jour, 120 à 150 points ( y compris de pique-nique) ont été recensés. Par contre, tout ce qui existe sur d'autres registres institutionnels ( restaurants, campings, etc.) a été exclu. Désormais, explique Alain « il s'agit de réaliser un produit transposable à tous les GPS. Ces informations concernant les sites majeurs de la RTC peuvent intéresser les randonneurs , les cyclotouristes, les cavaliers et tous ceux qui aiment notre patrimoine historique ».
Infos en bref
- Au poids : lors de la soirée « des rouliers »du 5 décembre à Roullet, l'ami Auguste Templier a refait le coup du poids estimé du boulet de canon par tout un chacun. On se souvient que, durant la déambulation de la RTC en septembre dernier, il avait fait un tabac auprès du public. Bis répétita à Roullet parmi les convives ou il a rapporté 90,10 euros à la RTC. Trois gagnants sont repartis avec les cadeaux prévus : Pascal Le Pape, Michel Jeaux et Mme Mazière.
- Générosité : toujours lors de la soirée des rouliers, ce sont 155,14 €uros qui ont été récoltés au bénéfice du téléthon par la vente des verres de la RTC.
- Archives de La RTC : Toutes les archives de notre association ont été répertoriées à un poil près. Ce qui représente un document de 80 pages. Elles sont stockées chez Danielle Canit, il ne reste plus qu'à les mettre en place après commande des boites archives et rangement ad hoc.
- Le chiffre du mois : 100 – c'est le nombre d'adhésions enregistrées en novembre 2009 à la RTC. Ce qui représente une recette totale de 1686 euros, dons inclus.
F A noter sur vos tablettes : samedi 06 février 2010
Assemblée Générale de la RTC
Bonne année 2010 à tous
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| Les Echos n° 12 - Novembre 2009 | L’ édito d’ Hertécé : Du grain à moudre
Notre association a engrangé pas mal de bonnes choses ce mois-ci dans sa giberne. A commencer par la poursuite de la décentralisation des conseils d'administration, le 7 novembre dernier à Rochefort, après celle de Teyjat, en Dordogne, en début d'année. Il y a eu beaucoup de monde pour répondre présent et les conjoints ont souvent fait le déplacement en 17.Au registre enseignement, la valise pédagogique, très attendue par certains professeurs d'école est pratiquement constituée. Par ailleurs un important travail mobilise actuellement une équipe RTC et le centre départemental de documentation pédagogique (CDDP), basé à la Couronne. On y prépare avec moult détails historiques, l'exposition qui sera consacrée à la RTC au début de l'année prochaine. Et puis, dans le milieu scolaire, des enfants de CM1 et CM2 se sont passionnés lors de la venue du convoi équestre de la RTC dans leur école. Ils travaillent sur cette période historique du XVII et XVIII siècle et partiront durant le deuxième semestre en voyage scolaire pour Brouage, ils iront aussi à Rochefort sur les traces de Lafayette et de l'Hermione. Toute cette aventure s'ouvre devant ces écoliers qui, après les chevaux, n'ont pas fini de rêver de bateaux.
Les écoles s'impliquent : Bien ciblé en direction des classes de CM1 et CM2, le passage du convoi RTC dans certaines écoles a fait mouche. Primo parce que Michel Aupetit et Patrick Le Pape ont effectué un bon travail d'explication « in situ » sur le thème des transports qui était retenu pour cette édition.
Ensuite il y a eu un impact certain, tant auprès des enfants que des professeurs d'école. Nous avons rencontré, un mois plus tard, Nicole Nabos, directrice du regroupement pédagogique intercommunal de Charmant. Ce RPI accueille des élèves de Ronsenac, Juillaguet et bien entendu Charmant. Commentaire de cette enseignante: « devant l'enthousiasme et l'intérêt dont les élèves ont fait preuve lors de votre passage à Charmant, nous avons décidé de consacrer du temps à continuer le travail sur les métiers qui avaient un rapport avec cette Route des Tonneaux et des Canons. » Dans la foulée, Nicole Nabos confie: « D'ici la fin de l'année scolaire, nous aurons une visite au musée des gabarriers de Saint Simon, une journée à Rochefort, sur le chantier de l'Hermione et une autre à Brouage. Nous attendons avec impatience la sortie de la mallette pédagogique, car nous manquons de ressources sur les minerais, les forges, les fourneaux... ». A l'école de Villebois Lavalette, la directrice, Laure Soulard, avait prévu un travail avec ses élèves. Elle a jeté l'éponge pour le moment et nous dit-elle « attend l'exposition dédiée à la RTC au printemps prochain au centre départemental de documentation pédagogique de la Couronne ».
Une valise très attendue: Le conseil d'administration réuni samedi 7 novembre dernier à Rochefort a bien pris acte qu'après « le travail accompli auprès des écoles lors de la route 2003, la valise pédagogique est réellement très attendue par les enseignants ». Pour l'heure, le contenu est établi. Il a été présenté au C.A. et à la presse rochefortaise par Christian Magne (directeur du CPIE Périgord-Limousin) et Jean Pierre Réal, président de la RTC. Cet inventaire comprend une maquette de l'Hermione, de la documentation pour les enseignants et des fiches pour les élèves, un Cd de chansons, différents objets apportant une cohérence à l'ensemble. L'idée centrale étant de sensibiliser élèves du primaire et collégiens sur l'importance historique et patrimoniale de cette route terrestre et fluviale, de collecteur incontournable du transport de marchandises depuis le Périgord-Limousin jusqu'à Rochefort, puis en direction du vaste monde aux XVII et XVIII siècle. Ce sont trois exemplaires qui seront à disposition de l'Education nationale. Un au CPIE de Varaignes (24), un au CPIE de Fouras(17) et un autre au CDDP de la Couronne (16). Christian Magne a ajouté « qu'il appartiendra aux enseignants de s'approprier cette valise et son concept ». Elle sera en principe disponible lors de l'inauguration de l'inauguration de l'expo consacrée à la RTC au CDDP16, en mars 2010.
Remue-méninges au CDDP : ça bouge, ça gamberge entre le CDDP16 et la RTC. Sur le grill l'exposition dédiée à «La Route » (avec majuscule SVP). Le titre d'abord « De la forêt à l'océan, la Route des Tonneaux et des Canons » le lieu : le château de l'Oisellerie à la Couronne et ses salles voûtées. La période : mars à mai 2010. Le public : les scolaires et leurs enseignants et aussi les familles. Depuis des mois une équipe RTC bosse globalement, voire au peigne fin, avec les pros du scénario et de la mise en scène du CDDP 16. Le parcours se décline au fil des salles autour des souvenirs d'un jeune personnage imaginaire. Quelques tranches de vie extraites de son cheminement depuis le Limousin jusqu'à Rochefort sont ainsi suggérées au visiteur à partir d'ambiances audiovisuelles. Cet univers d'émerveillements historiques passe par les charbonnières, des forêts, les forges d'antan et la vie pittoresque de Port L'Houmeau. Rien n'y manquera : ateliers de tonnellerie, corderie, transport en gabarre et rouliers. Tout ceci se concocte en ce moment avec une fébrilité très créatrice.
Infos EN BREF :
Trésorerie : suite à la démission du trésorier Gilbert Jack, enregistrée par le bureau le 3 octobre dernier, le conseil d'administration a confirmé la cooptation de Jean-Michel Laforge au sein du CA. Il reprend la trésorerie jusqu'à la prochaine assemblée générale. Il se portera alors candidat pour cette fonction si le cœur lui en dit.
Site internet : Après décision du premier CA de l'année le site a été relooké. Les principales
rubriques (associations-nos événements- agenda-les échos de la RTC) ont été et sont tenues à jour. Concernant les groupes de recherches, les partenaires et les liens, il reste encore un peu de travail à effectuer.
Charbonnières en Braconne : Le partenariat entre les groupes de recherches de la RTC et l'université de Limoges a permis de procéder à l'inventaire des charbonnières dans plusieurs parcelles du « Gros Fayant » en forêt de Braconne. Ces études devraient aboutir en 2010 à la mise en place, durant l'été, d'une animation portant sur une semaine. Ceci porterait, si tout va bien, sur la réalisation de charbonnières et la tenue d'animations, expos, conférences, randos et repas sur site.
Le saviez-vous ? : Les calibres des canons correspondaient au poids des boulets (en livre). On produisait ainsi à Etouars des petits canons (de 4, de 6 ou de 8). Aux forges équipées de hauts fourneaux (Forge-Neuve, la Chapelle …) se fabriquaient des canons de 12, de 18, de 24 et de 36 (3,16 m de long et environ 3500Kg).
Rappel : samedi 05 décembre à Roullet St Estèphe
« Repas des rouliers de la RTC »(12 €)
S’inscrire avant le 01/12/2009 au 06 80 24 52 28 | |
| Les Echos n° 11 Octobre 2009 | Numéro 11. Octobre 2009
L’ édito d’ Hertécé : Tonneaux, canons et cartables.
« La RTC sur la route des écoles » a écrit une journaliste dans un article consacré au périple 2009. La formule est jolie et très réaliste. La personne chargée de ce reportage a parfaitement saisi la dynamique intellectuelle portée par notre association. Il s’agit de transmettre auprès du public et en particulier des scolaires, le contenu patrimonial historique engrangé par notre association. Et ça marche ! Par exemple, à Villebois-Lavalette, Laure Soulard, directrice de l’école, nous confiait au milieu de ses élèves de cm1-cm2 : « Je ne sais rien de la RTC mais je ne demande qu’à apprendre pour faire partager ce savoir aux élèves ».Après les explications et informations orales, cette jeune enseignante a reçu de la documentation appropriée. Elle s’est dite « ravie d’avoir appris des choses très intéressantes » avant de les transmettre à ses chers petits porteurs de cartables.
Comme le dit notre président : « Là, nous sommes bien dans notre rôle. Je remarque qu’il y a une nouvelle génération d’instituteurs (les profs des écoles) qui réinvestit ce milieu scolaire et prend en main cette pédagogie à tous niveaux ». On en a vu pas mal, justement dans la carriole RTC destinée au cm1 et cm2, accompagnant les gosses de village en village.
Déambulation 2009 en chiffres : Ce sont 18 communes qui ont été traversées depuis Etouars jusqu’à Sireuil. Ce qui représente 98 Km parcourus par les attelages. Pour nourrir la vingtaine d’équipages et quelques accompagnateurs, 1 500 repas ont été servis.
Tombola du boulet : De commune en commune, 1 009 personnes ont pesé le boulet de canon d’un poids révélé à Sireuil de 7,271 Kg. A ce jeu, Nadine Marandat, domiciliée à Dignac, l’a emporté avec une estimation de 7,277Kg. Elle gagne une croisière offerte par la batellerie Morisset, pour 6 personnes durant un week-end. Le départ aura lieu vendredi 09 octobre à 17 h au quai de Sireuil.
Partenariat avec la Poste : Il a été réalisé aussi avec le Conseil Général de la Charente et a offert l’opportunité d’éditer des prêt à poster (P.A.P), co-financés par la Poste. On les trouve partout avec leur imagerie RTC et le logo du Conseil Général 16.
Projets sous le coude : « Pour le moment , nous réfléchissons à un coup de loupe sur le transport fluvial entre Angoulême et Cognac aux XVII et XVIII siècle. A Brouage (17) la municipalité souhaite que la RTC participe à une grande fête historique, au pays de Champlain en 2010, avec la compagnie de Fort Brouage et en phase avec la saison touristique », confie Jean-Pierre Real. En gros, il y a de beaux projets dans les cartons.
Une expo à voir : A partir du 28 septembre, après l’OTSI c’est la Maison d’accueil du plan d’eau de Saint-Yrieix qui offre ses cimaises sur une exposition de photos des précédentes déambulations de la RTC. Il y a aussi des visuels en boucle de 12 minutes et c’est gratuit. | |
| Les Echos n ° 10 - Juillet Août 2009 | 2009
L’ édito d’ Hertécé : La route du bonheur
L’auteur de ces lignes affiche six fois dix ans au compteur de sa vie. Dans cet embouteillage d’années qui font une existence, il a passé au moins trois décennies à fréquenter assidûment la côte d’Argent. Côté Saint-Palais, Saint-Georges, Veaux sur Mer, la corniche de Royan jusqu’à Pontaillac et tout le toutime : du phare de Cordouan à l’Ile d’Aix. En regardant dans le rétro, votre serviteur s’est rendu compte, ce samedi 25 juillet qu’il avait jusqu’alors raté du bonheur en utilisant, tel un robot, la route RN 141 comme le fait mécaniquement le métallo de Leroy Somer, la blanchisseuse de Villebois-Lavalette ou le garde barrière de St Michel.
Ouvrez les yeux : arrivés à Saintes, au bout de la rue principale, tournez à droite et oubliez Royan. Direction la vallée de la Charente et ses coins bien « benèzes ». On casse la graine dans une guinguette peinarde à Taillebourg. Tranquilles, on va ensuite jusqu’à Port d’Envaux et on pousse faire un tour pour découvrir les carrières de Crazannes. Selon nos caprices et la générosité météorologique, on remonte jusqu’à Tonnay-Charente voire Rochefort et Port -des-Barques. Il y a de l’iode, du tanin et vent frais dans cette ballade et ces quelques lignes estivales, pour dire que cette route magnifique est souvent méconnue par nombre de charentais «de l’intérieur »
Tentez le coup, vous ne serez pas déçus : la RTC atteint un de ses objectifs en faisant découvrir la richesse et la beauté des paysages traversés par cette route historique.
Chez les pierreux de Crazannes : La première plaque symbolique de la RTC avait été dévoilée quelques mois plus tôt à Nontron, le 18 avril exactement. La deuxième pose fait le grand écart sur la trajectoire de l’amont à l’aval, puisqu’elle a été inaugurée samedi 27 juillet dernier à Crazannes (Charente-Maritime), au pays des « pierreux ». Ici se trouvait le gisement historique de ces pierres extraites et façonnées avant d’être transportées jusqu’au bout du monde, un peu par les gabarres et beaucoup ensuite par les vaisseaux français. On nous dit que la pierre de Crazannes a servi (entre autres) à la construction du socle de la Statue de la Liberté. Plusieurs maires et élus locaux assistaient à cette pose de plaque saluée par deux coups de canon. L’intronisation de Gérard Gaillard, le maire de Crazannes, avec toast du canonnier, a clos en beauté cette rencontre. La RTC était représentée par son Président, Jean-Pierre Réal, la vice – présidente Danielle Canit et quelques bénévoles. A terme, l’objectif est de relier tous les sites existants dans les trois départements traversés par la RTC.
Hermione ; équipage presque complet : Dans sa livraison du jeudi 30 juillet 2009, le quotidien « Sud Ouest » révèle que l’équipage de l’Hermione est presque au complet. Six hommes de la marine nationale française et six cadets de l’US Navy feront partie de l’équipage de la frégate qui est donc presque au complet. Seuls, trois membres restent à trouver. Côté cuisine, le chef a été choisi : Philippe de Pince, qui exerce à Paris. On apprend dans la foulée que, dixit Jean-Pierre Saunier, le président du comité technique, « la frégate sera mise à l’eau en 2011 et mettra le cap sur Boston en avril 2012 ». Les gréements seront montés lorsque le bateau aura été mis à l’eau et que le bois aura pris son volume définitif. Le voyage : Rochefort, Antilles, Boston, Baltimore, New York, Québec, Açores, Rochefort, va durer environ 5 mois et demi, dont un mois et demi de traversée très spartiate.
D’Etouars à Sireuil
Entretien avec Jean-Pierre Réal, président de la RTC, avant le périple du 13 au 20 septembre.
Pourquoi avoir choisi le thème des transports pour cette quatrième édition de la RTC ?
On choisit tout les ans une thématique. La première année, en 2003 c’était chaque commune d’accueil qui remettait un objet ou un matériau pour la construction de l’Hermione. En 2005, chaque commune remettait un pavillon avec le logo en armoirie de la commune traversée et à la fin du périple, terminus à l’Ile d’Aix. Nous avons hissé 53 pavillons au sémaphore de l’Ile d’Aix. En 2007, la remontée du fleuve Charente s’appuyait sur la symbolique de représenter chaque ville et village par une carriole ou un bateau qui présentait ses produits traditionnels : épices, huîtres, du bois, des alcools etc. Cette année, c’est le transport terrestre. On ne voulait pas refaire Angoulême, par contre le rendez-vous de Sireuil permettra de valoriser la flottille du port de plaisance local. Ce qui s’inscrit aussi dans la démarche de développement touristique proposée par la RTC.
Quelle sera la part de la pédagogie durant cette déambulation ?
On va expliquer au public potentiel qu’il y a eu des forges à Montmoreau, du minerai aussi à Villebois, de la pierre rouillée comme on disait, c’est à dire des minerais de fer. On peut parler aussi des victuailles salées qui partaient sur les mers via l’Ile d’Aix. Le berceau de la métallurgie se situe vers Varaignes, Marthon, Javerlhac. Toutes les matières premières étaient là-bas. Des petites rivières qui assuraient l’énergie motrice pour les roues des moulins. Faire découvrir aux gens et aux jeunes à chaque fois que cela sera possible, on sera en phase avec la sortie des écoles dans les villages pour expliquer tout cela.
Quel sera le programme final à Sireuil ce 20 septembre ?
La thématique étant les transports terrestres, c’est un spectacle qui sera offert pour rendre hommage à ce moyen. Etant donné que l’association Rouler à cheval organise la veille son spectacle à Roullet-Saint Estèphe, elle participera à notre fête de Sireuil. Il y aura donc convergence des rouliers vers la gabarre du département qui sera là avec les pénichettes de plaisir fluvial. Le Conseil général de la Charente offre 120 tickets gratuits pour que le public fasse des balades autour de Sireuil en gabarre. Bien sur il y aura à boire et à manger sans oublier que l’école de tonnellerie fera des démonstrations de ses savoir-faire.
Nos prochains rendez-vous : Rappelons que la RTC 2009 va se dérouler durant une semaine, du 13 au 20 septembre et que les transports terrestres composés d’une vingtaine d’attelages vont rallier Etouars à Sireuil. Ils seront accueillis dans les communes de Javerlhac, Souffrignac, Feuillade, Marthon, Grassac, Charras, Combiers, Gardes-le -Pontaroux, Villebois-Lavalette, Ronsenac, Charmant, Voulgezac,Passac-Rouffiac, Roullet-St-Estèphe et Sireuil.
Dans la foulée, du 30 septembre au 21 octobre 2009, l’OTSI d’Angoulême (du 15 au 26 sept) et la Maison du plan d’eau de la Grande Prairie à St Yriex (du 28 sept au 30 oct.) accueilleront une exposition permanente sur la Route des Tonneaux et des Canons au XVIII siècle.
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| Les Echos n°9 Juin 2009 | Les Echos de la RTC n° 9 - Juin 2009
L'édito d'Hertécé : Les durs chemins de halage
L’autre jour, je suis tombé dans la toile d’araignée tendue par mes propres souvenirs. C’était à la Maison des gabarriers, à Saint-Simon, dont Jean-Jacques Delâge est responsable, ainsi qu’il l’est aux manettes de cette commune depuis les dernières élections municipales.
Ces souvenirs que j’évoque plus haut ont flashé dans mon esprit alors que quelques photos anciennes attiraient mon regard. Images de gabarres et de gens du fleuve, casquettes ou bérets sur le crâne et surtout peu de rires sur le visage de ces hommes un peu figés face à l’objectif du photographe. J’ai pensé à la rudesse de ce métier qui devait en faire souffrir plus d’un, par tous les temps des quatre saisons.
Gamin, j’ai découvert la pêche à la truite avec mon père dans les belles eaux du moulin de Fleurac. C’est lui qui m’a expliqué le premier ce qu’étaient les gabarres et surtout, insistait-il : « Tu vois les bordures, ce sont d’anciens chemin de halage. Les bateaux étaient tirés par des bœufs, mais aussi par des femmes qui vivaient sur les bords de la Charente ». Ces souvenirs remontent aux années 1960, mais je me les rappelle comme si c’était hier : gabarre, chemin de halage….
Il y a comme ça des mots chargés d’histoire qui frappent parfois la sensibilité d’un enfant. Cinquante ans plus tard, je suis adhérent à la RTC, ceci explique peut être cela.
Roullet : la RTC mobilise les élus
L’un des événements marquants de ce mois de juin s’est déroulé à Roullet- Saint Estèphe. Notre association a réuni une quarantaine de personnes à la Maison pour tous, essentiellement des maires, conseillers municipaux et représentants d’associations directement concernés par l’édition 2009. A la tribune, Danielle Canit (vice-présidente), Gilbert Jack (trésorier) et Patrick Le Pape (président de Rouler à Cheval).
Tous les trois ont passé par le menu la trajectoire probable : Etouars, Javerlhac, Marthon, Feuillade, Charras, Combiers, Gardes-le-Pontaroux, Villebois-Lavalette, Charmant, Plassac, Claix, Roullet, Sireuil. Ceci avec une caravane d’une vingtaine d’attelages, de tous types, entre le 13 et le 20 septembre. Durant cette réunion, les plaques mémoire de la RTC ont été présentées, en termes de contenu, de graphisme et de support pour la vingtaine de sites retenus entre Dordogne, Charente et Charente-Maritime. A plusieurs reprises des élus municipaux et des responsables associatifs ont levé le doigt, pointant diverses questions. Ainsi dit l’un « où trouver des costumes d’époque pour animer votre arrivée dans la commune. » Réponse d’Auguste Templier « il existe une association d’insertion qui loue des vêtements historiques à Villebois-Lavalette. » (lire par ailleurs).
D’autres insistent sur l’aspect pédagogique de la RTC. « Nous allons passer par le CDDP (Centre Départemental de Documentation Pédagogique) pour effectuer un travail sur les écoles et avec les enseignants » développe Danielle Canit. Il a aussi été question d’un fil rouge permettant à chaque commune traversée d’apporter sa contribution à l’œuvre collective. Pour l’heure, l’idée retenue est celle d’une photographie des sites traversés par un bénévolat local. Au final, chaque commune pourrait exposer quelques clichés au sein d’une exposition à la maison d’accueil du plan d’eau de St Yrieix fin septembre prochain sur le thème générique 2009 « les transports de la RTC ». Une autre idée pointe. Conduire une malle poste à travers, sentiers et chemins avec le soutien de La Poste pour faire valider au passage des bourgs et villages enveloppes et colis. Affaire à suivre dans nos prochaines livraisons des échos de la RTC.
Notre site relooké
Le nouveau site internet de la RTC est en ligne depuis le 10 juin. Ce chantier était ouvert depuis début mars par Danielle Canit, Jean-Pierre Réal et Jérôme Mornet, un jeune informaticien d’Angoulême. Cette remise au goût du jour comporte une page d’accueil qui explique vite et bien ce qu’est la RTC. Ce qui sera fort utile à ceux de nos adhérents demandeurs de ce type d’informations. On trouve aussi le registre des « Echos de la RTC », des informations concernant les groupes de recherche et l’agenda. Des mises à jour régulières seront effectuées par Danielle.
Si on se costumait ?
Le périple de la RTC, en septembre, c’est aussi un voyage dans le temps. Et histoire de se plonger dans le passé, des maires, des responsables associatifs et des citoyens lambda souhaitent louer des costumes féminins où masculins relatifs à cette période. Nous avons rencontré ce mois-ci Cyril Guédon, responsable d’une association d’insertion basée à Villebois-Lavalette. Il s’agit des Amis du Patrimoine d’Horte et Lavalette (APHL) qui gère entre autres activités un atelier de confection. « Nous louons des costumes pour hommes, femmes et enfants concernant une période qui va du moyen-âge à aujourd’hui », nous dit le directeur. Dans cet inventaire on trouve tout : pantalons, pantacourts, perruques, crinolines, coiffes, chapeaux, redingotes et autres blouses et capes. Les locations sont à la semaine et varient de 2 euros pour un tablier à 25 euros pour un costume de cour. L’association d’insertion prend en charge le nettoyage au retour. « Il est souhaitable, insiste Cyril Guédon, de venir essayer les vêtements en août ou début septembre, au moins quinze jours avant le départ du convoi de la RTC ». Pour tout renseignements à l’APHL, tél : 05 45 64 96 66.
Coucou les adhérents.Le conseil d'administration de la RTC a décidé de publier cette lettre périodique qui vous est destinée. Cette publication, alimentée de brèves, renseigne sur les travaux, démarches et réalisations portés par notre association. En retour, il est souhaitable que vous, adhérents, fassiez remonter infos et réflexions.
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| LES ECHOS N° 8 - Mai 2009 | L’ édito d’ Hertécé
Y’a pas marqué carnaval
A plusieurs reprises les copines et copains de la RTC m’ont dit qu’il est nécessaire de mieux faire connaître les buts de notre association. Il est vrai que nous avons souvent le nez penché sur le guidon et la gestion de notre quotidien associatif. Donc, nous pensons, à tort, que le public en sait des tonnes sur la RTC.
Erreur. J’en ai pour preuve, encore une fois, cette rencontre avec le maire et le président du comité des fêtes de Villebois-Lavalette. C’était dans le courant de ce mois de mai que la RTC négociait son passage dans le secteur, avant le ralliement général de Sireuil en septembre prochain.
Le maire, Patrick Fonteneau, a reçu une délégation composée de Jean-Pierre Réal, Danielle Canit et de Patrick Le Pape, président de Rouler à Cheval et membre de notre bureau. Tout cela pour dire que cet élu connaissait la RTC « de nom », mais qu’il en ignorait les fondamentaux. A savoir le travail de recherche historique et patrimonial, la valorisation de cette voie reliant la Dordogne à Rochefort via Port L’Houmeau à Angoulême. Ce qui était transporté par les charrettes, les gabarres et pour quoi faire.
Bref, à Villebois-Lavalette, ce n’est qu’un exemple, j’ai senti le danger qui guette : notre image reste toujours floue dans l’esprit de beaucoup qui ne nous connaissent que par nos grands déplacement bisannuels de chevaux et attelages .
Voici une ambiguïté que peut véhiculer notre image essentielle dans le grand public. A savoir l’identification de la RTC à une sorte de carnaval ambulant au contenu historique assez flou. Des petites leçons de ce genre, ça rappelle à l’ordre.
Tiens, voilà du crottin
Lorsqu’on parle de compagnons de route, parfois, le terme prend une dimension différente selon les structures. A la RTC, c’est dans le pré, sur les petits chemins de campagne et même parfois sur le bitume, faute de mieux qu’on retrouve nos vrais compagnons de route. Ils sont randonneurs pédestres ou à vélo, mais aussi et c’est de cela qu’on va causer, générateurs de crottin sur leur passage. Et il se trouve qu’on les aime, nous les bénévoles, mais aussi tous ceux qui s’agglutinent au défilé des équidés de Rouler à Cheval .
Voilà, nous avons craché la pastille : hommage aujourd’hui à cette association présidée par Patrick Le Pape (soutenu par son épouse Colette) « Rouler à Cheval » est un jeu de mot, puisque l’association est basée à Roullet-St- Estèphe.
Notre ami, membre du conseil d’administration de la RTC est un fondu du cheval de trait. « J’ai créé l’association en 1999 avec deux ou trois autres passionnés de chevaux ». Depuis, ils ont pris de l’épaisseur en adhésions et animent, entre autre les concours d’attelage de Roulet avec une trentaine d’adhérents et une quarantaine d’ânes et chevaux.
« Avec Colette, raconte Patrick, nous faisons de l’initiation à l’attelage et au débourrage de chevaux âgés de deux ans ». Il faut dire que le domaine est assez vaste et qu’il arrive même (chose rare) de trouver chez eux un maréchal ferrant.
Côté RTC, Colette et Patrick sont là, droits dans leurs bottes, depuis les débuts en 2003. Patrick se souvient « c’est à la demande de Jean-Louis Delage (président d’honneur de la RTC) que nous avons fait le premier parcours terrestre ».
Depuis, « Rouler à Cheval » a parcouru tous les chemins, surmonté les embûches de tous ordres pour être …. notre compagnon de route.
Le 19 septembre, les amis du cheval et de l’âne assureront un spectacle à Roullet, sur le thème « Pépé, raconte moi ton cheval », qui amènera jusqu’à la mécanisation agricole. Et le lendemain, nous nous retrouverons tous lorsque les rouliers terrestres et les bateaux convergeront vers le port de plaisance de Sireuil pour la fête de la RTC.
Chez nos amis maritimes
Petit clin d’œil en direction de Fouras (17) dont le CPIE est membre fondateur de la RTC. Le 23 mai dernier c’était la fête au port. Après deux ans de restauration, la lasse ostréicole « La Fourasine » vient de reprendre la mer en présence d’un millier de personnes dont le maire, le président du Conseil Général et une multitude d’élus.
Cette lasse, de 7 mètres de long, a été construite aux chantiers du château d’Oléron en 1964. Elle a travaillé 40 ans avant d’être abandonnée aux intempéries. Le cercle nautique a redonné fière allure à ses 1,5 tonnes et à son gréement.
A l’occasion vous pouvez aller voir ce bateau dont les semblables de Port-Des-Barques ont rendu visite à Port L’Houmeau il y a deux ans.
Route 2009 : le point
Ceux qui ont suivi les infos savent que la RTC partira en septembre 2009 de la Dordogne pour Sireuil sur Charente. Alors on actualise.
Dimanche 13 septembre départ à Thouars. Lundi 14 septembre le convoi terrestre poursuit par Javerlhac/Forge Neuve et arrive à Marthon. Mardi 15 septembre c’est Marthon à midi et Charras le soir. Mercredi 16 septembre on reste à Combiers. Jeudi 17 septembre direction Gardes le Pontaroux le matin et Villebois-Lavalette pour la soirée. On continue. Vendredi 18 septembre midi à Charmant et soir à Plassac. Samedi 19 septembre midi à Claix et soir à Roullet-St-Estèphe. Enfin, cerise sur le gâteau, rencontre des transports de la RTC à Sireuil avec fête au port de plaisance.
Côté de la route du chanvre de St Fraigne à Sireuil en passant par Aigre et Roullet pas de nouvelles …mais on sait que c’est sur la bonne…route !
Soirée rencontre à Roullet
La trajectoire de la route 2009 est pratiquement bouclée mais il reste à affiner, commune par commune, les animations à prévoir avec le monde associatif et les municipalités. Des haltes de midi aux rencontres avec les scolaires il y a du planning à établir, sans oublier les bivouacs du soir et la sécurité.
Pour toutes ces raisons, une réunion avec les élus et l’ensemble des acteurs de la RTC 2009 est organisée jeudi 4 juin à 20 h 30 à la maison pour tous de Roullet-St-Estèphe. C’est derrière l’église.
Familles d’accueil recherchées
C’est pas rigolo tous les soirs de dormir dans un camion, voir à la belle étoile lorsque la météo se fâche. C’est pourtant le lot des copains qui assument la RTC depuis la Dordogne jusqu’au bout. Alors cette année l’organisation souhaite trouver des familles d’accueil dans les villages et bourgs traversés. « Pour une nuit, ça peut être sympa et en plus ça crée du lien social ». Alors ouvrez votre porte les amis, ou bien pensez à le dire à votre entourage.
Contactez, Patrick Le Pape, président de Rouler à Cheval, il est dans l’annuaire sur la commune de Jurignac.
Idées de boutique
On en avait déjà parlé dans cette chronique il y a quelques mois. La boutique RTC est un tantinet à rajeunir. Et surtout il est fait appel aux lanceurs d’idées. Déjà quelques bulles de réflexions montent en surface : créer des sets de table avec photos de la RTC, imagerie de chevaux et canons, bateaux, enfin tout ce qui touche à la symbolique RTC. Pour les vêtements, merci, on est saturés. | |
| LES ECHOS N° 7 - Avril 2009 | L’ édito d’ Hertécé En avril, on file
On le lira plus en détails dans les échos qui suivent, ce mois d’avril a été marqué du signe de la bougeotte pour notre association. La RTC prépare pour le printemps 2010, on le sait, une importante exposition pédagogique au château de l’Oisellerie à La Couronne. Il faut que les six salles voûtées dédiées à cette initiative représentent le Périgord Limousin Angoumois, qui fut un des berceaux de la sidérurgie française. Nous y sommes allés avec nos amis de l’Oisellerie. Bien entendu, la Charente et sa descente vers l’océan, via les gabarres, intéresse les metteurs en scène et autres techniciens artistiques du Centre départemental de Documentation Pédagogique(CDDP) de La Couronne. Et puis, in fine et ensemble, nous avons mis le cap sur Rochefort, une journée entière afin que chacune-chacun s’imprègne de l’histoire forte que fut la Route des Tonneaux et des Canons.
Durant ces journées, nous avons flairé en Dordogne et Charente Maritime parmi nos amis locaux, une passion qui montait en faveur du projet de l’Oisellerie. Ils ont trouvé des intervenants, des documents et des objets utiles à l’expo. Nous, à la RTC, sommes revenus ravis de la rencontre des intelligences et de la mutualisation des moyens en cours.
Hello, Rugbyman !
Dans le véhicule qui nous conduisait vers Forge Neuve, une mauvaise langue nous dit « attention, lorsque le propriétaire des lieux, Peter Stagg, ancien rugbyman écossais vous serre la main, vous risquez d’avoir les os broyés ! ». C’est vrai qu’il en impose le maître des lieux, mais surtout par sa gentillesse. Ce mercredi 15 avril, il a reçu toute une équipe de la RTC et du Centre de Documentation Pédagogique (CDDP) dans ce site daté de 1786 (environ). Peter a expliqué à ses hôtes que le marquis de Montalembert fut le premier propriétaire des lieux qui produisirent canons, marmites, boulets et plaques de cheminées.
Nos amis du CDDP : Stéphanie Bourasseau, Richard Ancher, Patrick Barrot et Michel Rivet ont fait tous les pleins. Plein de culture sidérurgique du Périgord vert et plein de possibilités d’utiliser des objets de forge pour l’expo de l’Oisellerie. Peut-être même un canon. C’est dire …..
De Varaignes à Etouars.
Maquette de moulin à papier à Lud’eau vive à Varaignes
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Coup de chapeau pour Christian Magne, le directeur du CPIE de Varaignes. Il a reçu l’équipe du CDDP accompagnée de la RTC (le Président, la Vice Présidente Danielle Canit et quelques bénévoles), une après midi complète. Chez Peter Stagg, on l’a dit, puis sur différents sites de Varaignes, Etouars, Hautefaille…. Il n’y a pas de mystère nous a-t-on expliqué « les forges se sont installées au plus près des ressources naturelles utilisées : minerai de fer, charbon de bois et cours d’eau ». .
Le saviez-vous ?
Le Périgord et surtout sa partie, nord appelée « Périgord-Limousin » ou « Périgord Vert » fut un des berceaux de la sidérurgie en France. Pendant plus de deux siècles (fin XVII, XVIII et jusqu’à la fin du XIX) ce fut une région dont l’activité économique se basait essentiellement sur ses 140 forges (dont plus d’une centaine œuvrant simultanément) et l’activité agricole traditionnelle. Ces forges fabriquaient de la fonte de fer, des fers de différentes qualités, de l’acier, divers objets en fonte et pour certaines des canons de marine destinés à l’arsenal de Rochefort. (Etouars, Javerlhac : Forge-Neuve - La Chapelle – Jamelière, Ruelle, par exemple).
Cap sur Rochefort.
Purée de purée, il y avait du brouillard sur l’axe Angoulême Rochefort ce vendredi 17 avril au matin. C’était rebelote avec les amis de l’Oisellerie venus conforter leurs connaissances en batellerie, objets de marine et rencontres multiples avec un staff local dont l’érudition fait jeu égal avec l’affabilité. Nous parlons de Joëlle Bacot-Richard (service éducatif de la Corderie Royale), Maryse Vital (déléguée générale de l’association Hermione Lafayette) Arnaud Dautricourt (chef de projet de la Corderie Royale) et Pierre Candé du Service Historique de la Défense.
Tout comme en Dordogne l’avant-veille, le président de la RTC et sa vice présidente ont bien préparé les rencontres. Il y a de l’huile partout dans les rouages, que ce soit à la Corderie Royale, au chantier de l’Hermione, au Musée de la Marine, au Service Historique de la Défense, partout « on peut vous prêter tel objet, tel document … » confiaient nos hôtes maritimes. Les amis de l’Oisellerie avec qui nous avons pris le déjeuner de midi en commun, semblent comblés par cette vision large et historique de la RTC. Dans la voiture du retour de Rochefort on entendait Danielle Canit et Jean Pierre Réal se questionner « comment vont-ils faire ces spécialistes du CDDP de l’Oisellerie pour résumer tout cela en une exposition ? ».
Réponse en mars 2010, si tout va bien !
Première plaque à Nontron.
C’est fait ! La première plaque symbolisant la RTC (sur une bonne vingtaine prévue) a été apposée samedi 15 avril à Nontron. Les élus locaux étaient là, bien sûr, surtout que trois coups de canons tirés par l’ami Michel Aupetit (notre spécialiste breveté) auraient sorti un sourd du plumard…. Même les représentants de la région Aquitaine et du Département de la Dordogne étaient présents
Jean Louis Delage, Jean Pierre Réal, Danielle Canit, Francine Bernard, Gilbert Jack, Peter Stagg, Serge Baron et Christian Magne représentaient la RTC.
On retiendra l’essentiel : « A terme, l’objectif de toutes ces opérations est de relier tous les sites existants. Cet itinéraire est un projet structurant de développement qui devrait être un vecteur fort de la promotion de tout le bassin Charente, des hautes vallées jusqu’à l’estuaire ». C’est un projet transverse qui s’inscrit dans une démarche de développement durable. | |
| LES ECHOS N° 6 - Mars 2009 | L’ édito d’ Hertécé A la manivelle
Tous les mois, puisque c’est le rythme de cette publication, nous avançons quelques idées et informations glanées au sein même de la RTC. Parfois les idées sont un peu gelées, l’inspiration demande des démarrages à la manivelle. Ce qui serait superbe c’est que vous adhérents et lecteurs, alimentiez cette rubrique de vos réflexions et commentaires. Un coup de fil par ci, un courriel par là et on entre dans le monde joyeux de l’interactivité. Si vous vous manifestez régulièrement, nous pourrons créer une petite chronique style courrier des lecteurs. Cela peut concerner les sites et communes traversés par la RTC, des objets historiques, la pédagogie liée à nos recherches, les prochains grands rendez-vous. Bref, tout ce qui tourne autour de notre activité commune et qui vous intéresse. A vous de jouer ! .
On se bouge.
Les conseils d’administration de la RTC n’ont pas les deux pieds dans le même sabot et ne cantonnent par leurs débats autour de la place Montalembert de Ruelle. Désormais c’est un coup dans le 16, un coup dans le 24, un coup dans le 17. Le tracé de la Route des Tonneaux et des Canons part du nontronnais, roule sur les terres de Charente jusqu’à L’Houmeau avant d’embarquer sur les gabarres qui voguent jusqu’à Rochefort. Nous avons commencé samedi 7 mars par un conseil d’administration réuni à Teyjat, en Dordogne. Les prochaines fois on se rapprochera des marais salants et des mouettes.
Vous avez pigé : un réseau interdépartemental se doit de bosser loin de sa base pour, aussi, rendre visite à ceux qui s’activent dans les embruns salés où près des gisements de l’art pariétal paléolithique.
Nontron : une histoire de souffle.
Adhérent depuis le début de la RTC, Serge Baron travaille actuellement beaucoup avec nos groupes de recherche. Puisque notre route passe par le nontronnais, il nous en glisse une histoire validée par nos experts.
Au XVIIIème siècle, le Nontronnais occupait le 4ème rang de la sidérurgie française. Onze hauts-fourneaux de sa cinquantaine de forges produisaient des canons pour armer la Marine Royale du Ponant basée à Rochefort. Le nontronnais s’inscrivait alors dans l’histoire nationale ! Ils produisaient aussi de nombreux objets en fonte moulés : boulets, pots, chaudières pour le sucre des Antilles, chenets, plaques et taques de cheminées. D’autres forges plus modestes, appelées forges à battre ou affineries, transformaient en de multiples objets forgés les gueuses de fonte. Poêles à frire, lèchefrites, couteaux et outils divers en fer ou acier firent également la réputation de Nontron.
Située aux marges du Massif Central et des calcaires aquitains où se côtoyaient minerais de fer, charbon de bois, énergie hydraulique des rivières et étangs et de plus, ouverte sur l’Atlantique par le Bandiat et le fleuve Charente, la petite ville réunissait tous les atouts pour être un centre sidérurgique majeur de la Route des Tonneaux et des Canons.
L’expression utilisée dans la Royale « sortir son Nontron » témoigne que la lame de ce couteau était redoutable sur les mers du monde.
Avec les soufflets de ses bas fourneaux gallo-romains et médiévaux, de ses hauts fourneaux plus récents et sans oublier ceux de ses « Souffle-à-culs », Nontron n’a jamais manqué de souffle, qu’il soit sidérurgique ou mythologique! »
En route pour Sireuil.
Un rappel pour ceux qui n’étaient pas au courant : cette année la convergence des parcours terrestres (1) … et fluviaux aura lieu à Sireuil le dimanche 20 septembre. Pour le moment on en est encore aux schémas sur le papier, mais le projet de cette déambulation avance. Le trajet terrestre semble se dessiner comme suit : Etouars, Javerlhac, Feuillade, Charras, Combiers, Edon, Villebois Lavalette, Charmant, Plassac-Rouffiac, Claix, Sireuil. Encore une fois, avec des bémols, tout reste à négocier au cas par cas.
Cela dit, Sireuil est un port fluvial. Il y aura donc des bateaux et des animations autour du thème des transports. Ceci en des temps passés où les animaux et la voile constituaient l’essentiel de la force motrice…
(1)sans oublier les charrettes chargées de chanvre qui arriveront du nord Charente : Aigre, St Fraignes… et la rencontre des randonneurs de tout poil
Un nouveau bureau.
Le conseil d’administration réuni samedi 7 mars 2009 à 18 h à Teyjat (Dordogne) a élu le bureau suivant :
Président : Jean-Pierre Réal - Vice Présidente 16 : Danielle Canit - Vice Président 17 : Antoine Capelle - Vice Présidente 24 : Francine Bernard - Secrétaire : Bernard Michaud
Secrétaire adjoint : Patrick Carlouet - Trésorier : Gilbert Jack - Trésorier adjoint : Claude Fouillat
Le Président d’honneur de la RTC est toujours Jean Louis Delage.
Concours d’idées.
Christiane Jack et Colette Le Pape souhaitent que l’on « rajeunisse » les objets en vente dans notre boutique ambulante. Elles trouvent l’inventaire actuel un tantinet dépassé
Trouvez des idées pour les gosses, les quinquas, les quadras, les chauves, les frileux et les aventuriers et communiquez les nous. Ca va du set de table en passant par le tapis de souris, le pull ou le T-shirt, sans oublier, pourquoi pas, des maquettes en relation avec la RTC.
Si on y allait .
Notre dernier conseil d’administration s’est réuni à Teyjat, Dordogne vous disions nous plus haut. Sur place, nos amis Francine Bernard et Michel Aupetit nous ont fait découvrir la salle Muséographique de ce village. Il abrite la grotte dite « de la mairie », en raison de sa proximité.
Dans la salle muséographique, vous pourrez assister à un diaporama composé de trois films (20 minutes en tout).Le premier concerne la découverte de la grotte (1889), le second évoque l’ensemble gravé de celle-ci. Le troisième est dédié à une gravure demi ronde concernant le phoque qui habitait ces régions, il y a 11500 ans. Dans la grotte (en principe ouverte juillet et août), on découvre une farandole d’ours dessinés, une frise d’aurochs exécutée de mains de maître, de bisons au pelage strié, un cerf bramant de toute beauté.
Si vous avez envie d’y aller, passez à Varaignes, Teyjat est à un tir d’arquebuse du village des dindons.
Renseignements au 05 53 06 86 00 | |
| LES ECHOS N° 5 - Février 2009 | La barre à haut niveau
Nous étions en rangs serrés ce 7 février lors de l’assemblée de la RTC qui s’est déroulée à Ruelle. On a beaucoup parlé de recherches, notamment en forêt de La Braconne. Il y a des atouts patrimoniaux et touristiques à développer. La RTC place d’ailleurs la barre à haut niveau en travaillant avec l’université de Limoges, le CPIE Périgord-Limousin, la DRAC et quelques autres partenaires qualifiés. Et puis la RTC sur GPS, c’est en bonne voie. Depuis la marine à voile et le sextant, il est vrai que les cartographies ont connu quelques avancées significatives. A propos de marine à voile, chacun des participants a pu découvrir une maquette de l’Hermione trônant dans la salle de l’université populaire de Ruelle lors de l’assemblée générale. Notre président l’avait ramenée de Rochefort la veille. Elle sera désormais intégrée dans notre valise pédagogique qui sera réalisée en trois exemplaires, une par département 16, 17 et 24.
Les chercheurs vont au charbon
Le centre permanent d’initiatives de l’environnement du Périgord-Limousin (CPIE) et la RTC effectuent depuis des années des recherches patrimoniales et archéologiques sur cette route historique. Elle fut particulièrement active et a laissé ses empreintes sur les forêts et les paysages. C’est au titre de nouvelles recherches en forêt de La Braconne qu’une initiative a été lancée vendredi 6 février dernier à la Maison Forestière de Mornac. Ceci sous la houlette de Jean-Louis Delage- notre président d’honneur- entouré des partenaires invités (ONF, DRAC, CPIE Périgord-Limousin, RTC etc.). Concrètement, l’université de Limoges a proposé au CPIE et à la RTC d’encadrer un étudiant (Guillaume Baigneau) en première année de Master. Son mémoire intitulé « Forges et charbonnières en Braconne : de l’inventorisation au projet patrimonial », se déroulera sur deux ans. La première année sera consacrée à inventorier les données et les sources de cette étude. Ces données, une fois validées, seront saisies dans une base de données avec l’aide des groupes de recherche de la RTC et des partenaires. Ce stage doit aboutir à la réalisation d’une carte à partir des données recueillies, d’un mémoire et d’une réunion de restitution sur le terrain. A terme, cette base de données sera accessible aux chercheurs, professionnels et amateurs sur différents sites.
Forges et charbonnières de Braconne
Cette forêt de plus de 4000 hectares, située aux portes d’Angoulême, est domaniale depuis le XIV siècle. Dès le XV siècle on y trouve de nombreuses charbonnières qui produisaient le charbon de bois nécessaire au fonctionnement des forges. Leur impact entraîna une déforestation qui se ressentira sur la forêt et sa région jusqu’au XX siècle. Les forges permettaient d’extraire le fer du minerai trouvé en sous-sol à l’aide de bas-fourneaux, dans l’Antiquité et au Moyen-âge, puis de hauts-fourneaux à partir du XVI siècle. Leur situation sur ce site s’explique par l’existence de gisements de minerai de fer locaux, la présence de la forêt et la proximité de cours d’eau indispensables à leur fonctionnement. Le passé de cette forêt, riche en activité sidérurgique, explique l’intérêt que présente ce site, ainsi que les enjeux de valorisation touristique, patrimoniale et territoriale.
La mémoire sous plaques
Le principe du jalonnement des principaux sites historiques traversés par la Route des Tonneaux et des Canons est désormais validé par l’architecte des Bâtiments de France. Il s’agit rappelons-le, de panneaux de verre trempé comportant un petit texte destiné à montrer les traces et vestiges de la RTC ancienne. La rédaction des textes est confiée aux groupes de recherche de notre association et ne supporteront pas, on l’imagine, les à-peu-près historiques. Les plaques, au nombre d’une vingtaine, seront installées dans les communes là ou les municipalités le jureront bon. Cela devrait donner lieu, bien entendu, à une fête organisée par les communes et associations locales.
Explorations au GPS
Alain Vacheyrou effectue depuis des mois l’inventaire des sites remarquables de la RTC et cale ses relevés sur GPS. « Cela s’intègre dans la branche touristique de nos activités », explique notre Géo Trouvetout. Il est intéressant de retenir que l’objet de ces travaux intègre une philosophie de tourisme « doux », qu’il soit pédestre, équestre, cyclotouriste ou à VTT. Les sites engrangés concernent d’anciennes forges, des aires de pique-nique sélectionnées, port l’Houmeau, la DCNS et autres lieux incontournables tels que le village gabarrier de St Simon. « Pour le moment, ajoute Alain Vacheyrou, l’inventaire de Nontron à Cognac est fait. Il reste maintenant à réaliser celui qui va de Cognac à l’Ile d’Aix ».
Coucou les adhérents :le conseil d'administration de la RTC a décidé de publier cette lettre périodique qui vous est destinée. Cette publication, alimentée de brèves, renseigne sur les travaux, démarches et réalisations portés par notre association. En retour, il est souhaitable que vous, adhérents, fassiez remonter infos et réflexions. | |
| LES ECHOS N° 4 - Janvier 2009 | Meilleurs vœux 2009 : Sachez, chers adhérents, que nous sommes actuellement presque une centaine à partir ensemble pour de nouvelles aventures. Elles seront débattues lors de notre prochaine assemblée générale. Il y sera question, entre autres, de la convergence de Sireuil en septembre, du projet d’exposition au château de l’Oisellerie à La Couronne, voire aussi des travaux de nos groupes de recherches. Bref, au seuil de cette année que nous vous souhaitons la plus agréable possible, il y aura du grain à moudre pour toutes et tous.
Sireuil aime la RTC : Et cela tombe bien puisque la RTC aime aussi cette commune fluviale située entre Nersac et Châteauneuf. Elle accueillera la concentration prévue début septembre par notre association sur le thème des transports. (CF les échos de novembre 2008). Il y aura de la batellerie, des chevaux, des stands divers rappelant le passé métallurgique de Sireuil, sans oublier la flotte de plaisance de notre ami Guy Morisset, membre du conseil d’administration de la RTC.
Régis Royer: Il est maire de Sireuil et il est d’accord pour une rencontre avec la RTC prochainement. Le projet de septembre sera présenté par le staff de la RTC à la municipalité et à une association locale qui deviendra notre interlocuteur référent.
Aigre et Saint Fraigne nous rejoignent : En grattant l’histoire et le passé des communes, on découvre des pages entières enfouies dans la mémoire collective. Aigre, St Fraigne et la RTC : quel rapport ? Il y en a un et il rappelle celui de la corde et du pendu : le chanvre. Ici on parlera plutôt de la corderie et des bateaux. Le « pays » d’Aigre a produit énormément de chanvre (mais aussi du lin) qui fut utilisé par la corderie d’Angoulême au XVIII ème siècle ; (Une rue porte encore le nom de Corderie).Le chanvre partait aussi vers Rochefort via des gabarres de la Charente. Donc, Aigre et son conseiller général Frank Bonnet souhaitent qu’un chariot de chanvre parte de sa bonne ville en septembre et rejoigne le rassemblement de Sireuil. Ils auront même un stand sur place. Bienvenue à eux.
L’Oisellerie site remarquable : Ce château de La Couronne abrite le centre départemental de documentation pédagogique (CDDP 16). Ceux qui ont lu les échos de la RTC de décembre 2008 savent que nous préparons un partenariat avec cette structure culturelle et éducative. Il s’agit d’une exposition qui durera environ un trimestre en 2010, dédiée à la RTC. Une nouvelle rencontre a eu lieu entre la directrice Annie Marais et notre président le 20 janvier dernier. Nous disposerons de six salles voûtées dans le château pour exposer sur 200 m2 entre février et mai 2010. D’ici là nous allons préparer le déroulé scénographique, choisir un titre et beaucoup travailler avec les membres fondateurs de la RTC pour recenser notre patrimoine exposable. A savoir aussi que le travail de scénographie sera réalisé par des professionnels du CDDP 16.
Et n’oubliez pas … que notre assemblée générale du samedi 7 février se déroulera à partir de 15 h, à l’université populaire de Ruelle. Au delà des sujets évoqués plus haut, nous donnerons aussi la parole à de jeunes universitaires qui planchent sur des sujets spécifiques et liés à l’ancienne route des tonneaux et des canons. Il y sera aussi question de notre valise pédagogique qui va intégrer une maquette de l’Hermione. La RTC c’est cela : des faits historiques, du patrimoine à découvrir et une nécessaire part de rêve …
Coucou les adhérents : le conseil d'administration de la RTC a décidé de publier cette lettre périodique qui vous est destinée. Cette publication, alimentée de brèves, renseigne sur les travaux, démarches et réalisations portés par notre association. En retour, il est souhaitable que vous, adhérents, fassiez remonter infos et réflexions.
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| LES ECHOS N° 3 - Décembre 2008 | Joyeuses fêtes à tous.
Encore une année qui s’efface sous la gomme du temps. Durant ces douze mois la RTC a travaillé à ses projets : valise pédagogique, travaux des groupes de recherches, conférences, préparation du rendez-vous de Sireuil en septembre, nouveaux partenariats etc.… Bref, notre petite musique ne s’arrête jamais, même s’il y a des mois moins chargés que d’autres. Et c’est tant mieux pour tous les bénévoles qui aiment se sentir utiles à l’association et plus largement à la société. Avant d’attaquer l’an neuf souhaitons-nous de bonnes fêtes et essayons d’oublier, durant quelques moments de joie, une grisaille globale trop pesante.
Partenariat avec le CDDP 16.
Le Centre Départemental de Documentation Pédagogique et la RTC vont marcher main dans la main. C’est nouveau, après une rencontre entre Jean Pierre Réal le président de la RTC et la directrice du CDDP Annie Marais : objectif de la rencontre, proposer une exposition RTC dans les cinq magnifiques salles voûtées du château de l’Oisellerie. OK pour 2010, a dit séduite Annie Marais. Le jeu en vaut la chandelle quand on sait que chaque exposition pédagogique du Château dure au moins un trimestre et attire en moyenne 12000 visiteurs, notamment des scolaires la semaine et des familles le week -end. Rendez-vous est donc pris entre les deux structures pour affiner bientôt le contenu de cette exposition.
Groupes de recherches .
Pilotée par Serge Baron et Jean Louis Delage, une réunion des groupes s’est tenue au centre culturel de Ruelle. Au nombre de quatre, ces groupes planchent sur les thèmes suivants : RTC et hautes vallées, RTC et vallée du fleuve Charente, RTC estuaire et pertuis, enfin RTC et outre-mer. « Nous avons voulu revitaliser ces groupes », indique Serge Baron en insistant sur le fait qu’ils travaillent sur le projet global 2008, défini par les responsables de la RTC. Ce projet global prévoit la création d’une base de données sur l’ensemble des sites et des thèmes concernant la RTC. Il intègre aussi la réalisation d’un catalogue des outils de forge et le jalonnement interdépartemental de la RTC. Les groupes de recherches doivent poursuivre le recensement des documents d’archives liés à la RTC. Ils sont à adresser à : Groupes de recherches, BP 38, 16600 Ruelle sur Touvre.
Base de données.
La RTC est un excellent support pour des étudiants de Limoges. En s’appuyant sur nos atouts historiques, ces jeunes apportent en échange le fruit de leurs recherches. C’est le cas de Sandrine Paradis qui bosse sur les forges des 17ème et 18ème siècles (identification et approvisionnement) dans les hautes vallées du Périgord-Limousin. Elle a fait pour la RTC un travail formidable de recherches très utile pour la réalisation d’une base de données qui viendra enrichir le site de notre association.
Valises pédagogiques.
On en parle depuis un bail, mais il est vrai qu’il faut le temps de les constituer. Ces valises seront trois, disponibles dans les CPIE ( Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement) de Fouras et de Varaignes, ainsi qu’au CDDP de la Charente à La Couronne. Elles contiennent des outils authentiques, divers matériaux et matières premières, des documents et aussi une maquette de l’Hermione. Bref, tout ce qui servait à la flotte française du Ponant et venait de l’arrière pays. Il y aura vraiment là (en 2009) de quoi satisfaire les appétits pédagogiques des professeurs et instituteurs intéressés.
Conférence réussie.
Jacques Combeau qui travaille dans les groupes de recherches tenait conférence mardi 9 décembre en soirée au centre culturel de Ruelle. Il a causé de l’ancienne route qui reliait la Fonderie de Ruelle à Port L’Houmeau devant un centaine de personnes.
Idée cadeau.
L’érudit Jacques Combeau (toujours lui) a commis un ouvrage titré :
« Le commerce du sel dans la seconde moitié du XVIIème siècle entre Tonnay-Charente et Port L’Houmeau ». L’auteur, enfant de L’Houmeau lui-même n’a cessé de se passionner pour l’histoire de son quartier en explorant une masse d’archives. La RTC est éditeur.
Prix 12 euros, auprès de Serge Baron tél : 05 45 65 46 17, à Ruelle.
Coucou les adhérents : le conseil d'administration de la RTC a décidé de publier cette lettre périodique qui vous est destinée. Cette publication, alimentée de brèves, renseigne sur les travaux, démarches et réalisations portés par notre association. En retour, il est souhaitable que vous, adhérents, fassiez remonter infos et réflexions.
F Notre prochain RV : samedi 07 février 2009 pour l’Assemblée Générale | |
| LES ECHOS N° 2 - Novembre 2008 | Le projet de la RTC 2009. Un temps fort tous les deus ans, c’est le rythme de la RTC. Le prochain rendez-vous grand public est fixé en principe à septembre 2009. Le thème de cette nouvelle édition sera « Les transports de la RTC ». Aux environs des 18, 19,20, septembre, rouliers et hommes du fleuve devraient se retrouver pour faire la fête au port de plaisance de Sireuil, autour de tout ce qui touche au transport terrestre et fluvial. Bien entendu l’animation s’effectuera en concertation avec la municipalité.
Auparavant, fardiers avec tonneaux et canons partiront des hautes vallées sur un circuit qui reste encore à définir. En principe, un chargement de chanvre arriverait d’Aigre, en concertation là aussi avec la municipalité.
Des chevaux à Roullet . Patrick Le Pape, président de l’association « Rouler à cheval » se souvient que la commune de Roullet St Estèphe était traversée jadis par la voie impériale. C’est autour de cet axe que son association prépare une grande fête du cheval sur la plaine des Glamots. Elle se déroulerait en osmose avec la journée de la RTC à Sireuil, proche de 4 kilomètres. Globalement, la RTC ne perd pas de vue ses objectifs d’animation en amont et en aval, vers Rochefort ou peut-être l’ile Madame. In fine, la RTC sera maître d’œuvre pour les hautes vallées, Aigre, Sireuil et Patrick Le Pape pour l’animation de Roullet. Pour le moment ça cogite. A suivre donc lors du prochain conseil d’administration de la RTC.
Jacques Combeau raconte :La RTC est riche d’experts aussi discrets que talentueux. Ce n’est pas de la flagornerie, mais une vérité à dire. Ainsi Jacques Combeau qui travaille dans les groupes de recherche a bossé sur cette ancienne voie qui reliait la Fonderie de Ruelle à Port L’Houmeau, soit le début de la Route des Canons vers Rochefort. Il va causer de tout cela en public le mardi 9 décembre prochain à 20h30 au centre culturel de Ruelle. On notera que DCNS (avant on disait la Fonderie) est partenaire de cette initiative de la RTC.
Le bouquin du mois :Son titre est « Arsenaux de Marine en France ».Il est superbement illustré par des peintres de la marine et on sait que ces gens là sont triés sur le volet. Jean Pierre Réal, le Président de la RTC a, durant sa carrière parcouru tous ces arsenaux en métropole et outre mer. Il en a conté nombre d’anecdotes à l’Amiral François Bellec, auteur de l’ouvrage et lui-même peintre officiel de la Marine et membre de l’Académie de marine. En vente auprès de la RTC et des librairies (au prix de 39 euros).
Chez nos amis maritimes :Il y a 200 ans, la Fonderie de Ruelle fabriquait des canons pour la flotte royale et, il y a 200 ans l’un de ces navires, le Regulus a longuement résisté face à l’Anglais devant Rochefort ; ça chauffait à l’époque lorsque les marins de la perfide Albion lançaient des brûlots (barques enflammées) contre les navires de ligne Français. La RTC est invitée à ces travaux préparatoires, aux commémorations des journées du 11 et 12 avril 2009.
Du côté de la Dordogne : La RTC c’est cela Rochefort, Cognac, Angoulême, Nontron. En vite vu, parce qu’il y a plein de communes entre les quatre qui sont partie intégrante. En Dordogne, la RTC qui termine le catalogue des outils de la forge de Ruelle, déposera tout ce matériel ancien chez Peter Stagg, en vue d’un musée à Forge Neuve et un autre à Etouars. Tous ces objets anciens (grosses pinces, enclumes, outils de coulée…) ont été identifiés par Pierre Ratinaud, ex Maître de Forge à la Fonderie de Ruelle.
Les effectifs 2008 : Danielle Canit a réalisé un graphique relatif aux fluctuations d’effectifs de la RTC depuis sa création. Ainsi les adhérents étaient au nombre de 120 cette année là. En 2004, ils étaient 118. On note un gros creux en 2005 avec une descente à 59. Depuis 2006 la courbe remonte 85, puis 92 en 2007 et 95 cette année.
Quant à la répartition géographique de nos adhérents elle est, pour 2008, de 68 en Charente (72%). Ils sont 9 en Charente Maritime et autant en Dordogne. Le reste se trouve disséminé en Gironde (2), dans le Finistère(1), en Haute Vienne (2), dans le Var (1) et il s’en trouve même un en Meurthe et Moselle. !
Coucou les adhérents : le conseil d'administration de la RTC a décidé de publier cette lettre périodique qui vous est destinée. Cette publication, alimentée de brèves, renseigne sur les travaux, démarches et réalisations portés par notre association. En retour, il est souhaitable que vous, adhérents, fassiez remonter infos et réflexions.
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| LES ECHOS N° 1 - Juin 2008 | Grande traversée. Sale coup le jeudi 8 mai au départ de La Rochelle. Le bateau d'Antoine Capelle n'est pas autorisé à partir pour raisons de sécurité, notifiées la veille. In extremis il fut autorisé à se joindre à la flotte, mais seulement jusqu'aux Açores. Sur place, une délégation de la RTC est allée saluer ce départ avec Jean-Louis Delage, Jean-Pierre Réal, Danielle et Michel Canit, Gilbert et Christiane Jack, Jean Claude Bonneval, Nicole et Christian Canit, Monique Laumondais, Françoise et James Roudaud.
Des cadeaux de la commune de Sers et un pavillon de la RTC ont été remis au skipper d'un autre bateau, le numéro 48, lequel est devenu notre ambassadeur en remplacement d'Antoine Capelle.
Grande traversée (bis) Vraiment Antoine Capelle et Marie Claude
Berteaux n'ont pas de chance. Après la mésaventure du départ à La Rochelle ils se sont fait "taper" par un chalutier sur la route des Açores. Du coup tous les mails envoyés restaient sans réponses, du fait d'une panne informatique sur leur bateau.
Sur les traces de Champlain Le jumelage de la rivière Richelieu (Québec) avec le fleuve Charente se dessine à l'horizon 2009. Ces 10 et 11 juin, à Saintes, une kyrielle de décideurs à planché sur le sujet. Ainsi les villes d'Angoulême, Jarnac, Cognac, Saintes, Rochefort avec la communauté de communes de Saintonge, la CCI de Rochefort, l'Education Nationale, les offices de tourisme et la RTC bien sûr. L'idée qui germe est celle d'une grande opération fluviale qui trouverait son point d'arrivée à Soubise, suivi d'une traversée des zones de marais jusqu'à Brouage, la cité natale de Champlain. Date envisagée : Septembre 2009.Soit quatre cents ans après cette mémorable aventure des découvreurs de continents
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Jacques Combeau raconte. S'il est des gens érudits à la RTC, Jacques Combeau fait partie de dessus du panier. Natif de l'Houmeau, cet enseignant retraité planche sur l'histoire de son quartier depuis des années en explorant les
archives municipales, les actes notariés, les registres paroissiaux. Il a aussi sorti
l'année dernière, un livre sur le commerce du sel au XVII Siècle. Maintenant il attaque la "Voie de la Marine" . Fin du XIX siècle, une voie ferrée fut construite pour relier la Fonderie de Ruelle à Port l'Houmeau où étaient acheminés les canons , ensuite embarqués sur des gabarres à destination de l'Arsenal de Rochefort. Les derniers vestiges de cette voie vont être détruits à Gond Pontouvre. C'est dans ce contexte que Jacques Combeau prépare une conférence dont la date n'est pas encore fixée.
Soirées sympa. Bonnes initiatives que ces soirées de projection des films et diapos de la RTC 2008 à Etouars et à Sers ces dernières semaines. On a beaucoup échangé lors des débats avec des adhérents, amis et voisins, notamment à Sers où la soirée à rassemblé une bonne centaine de personnes. On a aussi pas mal parlé de la valorisation cyclotouriste générée par la RTC sur les trois départements concernés (Dordogne, Charente, Charente Maritime).
Lettre aux municipalités. Dans la foulée des élections municipales, le bureau de la RTC a envoyé des lettres à toutes les communes concernées par le passage de notre route, ceci sur les trois départements traversés. Pour saluer les nouveaux élus bien entendu, et aussi se rappeler au bon souvenir des anciens, partenaires de notre association. Des mails et autres courriers ont été reçus en retour, ce qui participe d'un bon usage de la communication.
Jalonnement de la RTC. Il s'agit d'un important chantier actuellement en cours de réalisation, c'est à dire de balisage entre la route terrestre et la voie fluviale. Pour faire court, disons que la voie des forges sera balisée de canons (Forge Neuve, Etouars, Rancogne etc.) avec le soutien professionnel de l'industriel Gauthier, de Marthonet que la voie maritime bénéficiera d'une signalétique particulière. Celle-ci sera composée de panneaux de type "municipaux", garantis pour durer sur les sites de jalonnement. Tout ce dispositif doit assurer une bonne lecture de la RTC historique aux randonneurs et autres routards en balade.
Coucou les adhérents. Le conseil d'administration de la RTC a décidé de publier cette lettre périodique qui vous est destinée. Cette publication, alimentée de brèves, renseigne sur les travaux, démarches et réalisations portés par notre association. En retour, il est souhaitable que vous, adhérents, fassiez remonter infos et réflexions.
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| Les Echos 18 | Numéro 18 – Mai 2010
Le billet
La vie associative, en particulier lorsque son travail de fond est étayé par des témoignages vivants, nous apporte énormément. A preuve, la venue récente à Angoulême du contre-amiral à la retraite François Bellec, né à Brest en 1934 et résidant aujourd’hui à Paris. La R.T.C. a invité cet érudit (membre de l’Académie de marine et de l’Académie des sciences d’outre-mer, peintre titulaire de la marine, entre autres…) pour une conférence au château de l’Oisellerie à La Couronne. Précisément dans ce lieu qui accueille depuis trois mois l’exposition dédiée à la RTC. Environ cent cinquante personnes (dont beaucoup d’amis du patrimoine et de l’histoire régionale) ont écouté notre invité évoquer le voyage de La Pérouse, dont les deux frégates se perdirent en 1788 sur des récifs, dans l’archipel des Salomon, à Vanikoro. La force des détails scientifiques, la richesse des connaissances géographiques maritimes de François Bellec forcent l’intérêt de l’auditoire.
Bien qu’excellent dans son propos, nous à la RTC, pensons qu’il y a aussi appris de nous. Ne serait-ce, en toute humilité Amiral, que tout ce qui constituait la flotte du Ponant et notamment à Rochefort, venait de la terre : les tonneaux et les canons, le bois destiné à construire les vaisseaux, le chanvre des cordes etc.… D’où un échange propice à l’enrichissement culturel réciproque.
Autour de notre président, une équipe de la RTC a longuement échangé avec François Bellec durant cette journée très positive. A croire que cela l’a marqué puisqu’il écrit une note destinée à Jean-Pierre Réal en quittant Angoulême : « J’aurais voulu vous remercier de vive voix de la qualité et de l’accueil que vous-même et vos complices de la RTC m’avez offert. C’est vivifiant de trouver de tels enthousiasmes fédérateurs et constructeurs autour d’un thème valorisant et immensément riche ». Plus loin dans cette note, l’ex vice-amiral qui a visité l’exposition RTC de l’Oisellerie, ajoute « vous avez, pour de beaux jours à venir, à rouler vos tonneaux et tirer vos canons le long de la Charente ».
En cette journée, la séduction avait fait son œuvre dans les deux sens.
Pas de grand Raout en 2010
Le cortège des chevaux et des canons, des carrioles et des gens en costume d’époque avec étapes gouleyantes de village à village, c’est stop pour 2010. D’ailleurs, il était bien clair que ce type de déambulation rurale n’aurait lieu qu’une année sur deux, depuis belle lurette. Donc cette année l’essentiel aura été marqué par l’expo RTC au château de l’Oisellerie de la Couronne (trois mois) et la conférence de François Bellec sur ce même site. Il était question aussi de créer une charbonnière que l’on aurait incinérée en forêt de Braconne dans un but de démonstration pédagogique. Ceci sur les lieux où nos groupes de recherches travaillent depuis des mois en liaison avec les universitaires de Limoges et de Poitiers, l’Office national des forêts et le syndicat mixte pour l’équipement touristique des forêts domaniales de Braconne et de Bois Blanc. Il était donc prévu une action pédagogique dans le secteur du Gros Fayant destinée à vulgariser les recherches liées à l’histoire locale. La date pressentie étant vers le 20 septembre.
Après bien des discussions internes, il apparaît que réaliser et brûler une véritable charbonnière ne semble pas possible pour cause de sécurité. Le Bureau de la RTC considère que « ce projet a plus une connotation scientifique et universitaire que populaire ». Il est convenu à l’unanimité d’abandonner pour cette année, l’idée d’une manifestation populaire. Nous revenons au concept initial de fonctionnement de la RTC : une année avec animation festive populaire et une année dédiée aux groupes de recherches avec conférences ou autres universités itinérantes. Nous nous orientons donc vers une manifestation réduite pour septembre (en principe) dont le groupe de travail chargé de ce projet nous donnera ultérieurement les conclusions de sa réflexion.
Trois valises pédagogiques disponibles
On en cause depuis un bail, désormais les trois valises pédagogiques de la RTC vont être disponibles. « Nous avions pratiquement tous les contenus, il ne nous manquait que les contenants. C’est chose faite, » confie le Président. Les contenus ce sont tous ces objets que sont les outils de marine, les cordages, la voilerie, les maquettes de gabarres et de l’Hermione, de la documentation concernant les terrestres du XVII siècle, tout ceci à l’attention des enseignants. Tout est prêt dans des coffres à tiroirs exploitables, thème par thème une valise sera disponible dans l’immédiat au CDDP de La Couronne(16), une autre au CPIE de Varaignes(24) et une autre au CPIE de Fouras(17). Il appartiendra aux enseignants de vulgariser l’histoire de la RTC, selon leur désir et leur envie. On envisage pour les trois départements concernés, une petite manifestation de remise de ces valises pédagogiques, en présence d’un représentant de la région et du département co-financeurs de ce projet.
L’expo fait sa route
L’exposition « De la forêt à l’océan, la route des tonneaux et des canons », ouverte depuis trois mois au centre départemental de documentation pédagogique (CDDP) de la Charente à La Couronne, a fermé ses portes depuis le 28 mai dernier. Il semble que les résultats de fréquentation du public soient relativement faibles. Pour l’heure, le directeur, Jean-Pierre Sardin, préfère peaufiner quelques analyses qualitatives et quantitatives, avant de livrer publiquement un bilan.
Des éléments transportables de cette expo ont été répertoriés par Christian Magne, directeur du CPIE de Varaignes (24) et Jean-Pierre Réal, en présence des créateurs artistiques du CDDP Charente. Ainsi d’autres mini-expos verront le jour en Dordogne à Etouars et à Forge-Neuve dans les prochains mois. Inauguration prévue le 14 juillet, voire en septembre lors de la journée du patrimoine. Ces éléments d’expo pourraient ensuite prendre la direction de la Charente-Maritime afin de toucher le public de Rochefort et des environs.
Brèves de routards
GPS : Notre ami Alain Vacheyrou a terminé le relevé GPS de la route des tonneaux et des canons sur l’ensemble des trajets terrestres et fluviaux. Il réalise actuellement un petit livret explicatif à joindre au téléchargement. D’ici les vacances d’été, ce fichier devrait être mis en ligne sur le site de notre association.
Bouquin : Le livre « Histoire de Jean Lastère » dont on a découvert l’aventure dans l’expo consacrée à la RTC au CDDP 16 est en vente (15 euros) depuis le 23 avril. La RTC en a acquis une entaine pour sa boutique. Un exemplaire du livre a été adressé à toutes les écoles ayant participé à la route 2009, sur proposition de notre vice-présidente Danielle Canit.
Affût : Michel Canit, trésorier adjoint de la RTC, nous dit que, suite aux contacts pris par Claude Fouillat avec le constructeur M. Gautier, l’affût de canon destiné à Forge-Neuve (24) sera prêt pour la mi-juin, chez Peter Stagg, inauguration prévue pour le 14 juillet prochain.
Presse : Les quotidiens « Charente Libre » et « Sud Ouest » ont bien et régulièrement informés le public sur l’exposition RTC au château de l’Oisellerie à La Couronne. Ils ont aussi ouvert leurs chroniques culturelles à la venue de l’amiral François Bellec et rendu compte de sa conférence du 28 avril dernier.
Rédaction : Bernard Michaud
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Adhésion 2010 (comprenant l’abonnement aux Echos de la RTC) – 15 €uros | |
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